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Récit d’une « collaboration » avec une intelligence artificielle
On sait aujourd’hui quels risques les intelligences artificielles font peser sur notre avenir. Pour l’essentiel, ils tiennent à leur dimension matérielle et la concurrence asséchante [1] que leur développement exerce sur les besoins que nous avons en commun : en énergie, en eau, en ressources minières… Sur ce plan, cette nouvelle technologie est une technologie du passé : elle enfonce le clou du pillage de notre planète au lieu de nous aider à le retirer.
Mais ces risques n’enlèvent rien à l’attrait de son usage. Comprendre comment elle fonctionne permet de mieux la connaitre et de départager les risques réels de ceux qui relèvent du fantasme ou de l’envie communicative de se faire peur.
Pour cet exercice de compréhension, je ne me placerai pas dans la position de l’expert informaticien que je ne suis pas, mais dans celui de l’usager que nous pouvons tous à un moment ou un autre prendre.
Pour l’avoir souvent pratiquée dans ma vie professionnelle, je sais d’expérience que l’analyse des usages est une excellente méthode pour identifier les enjeux et potentialités d’impact d’une nouvelle technologie sur le travail futur. Or il se trouve que, pour des raisons que je vais bientôt explicitées, j’ai été conduit à collaborer pendant plusieurs mois et des centaines d’heure avec une intelligence artificielle. Or, travailler avec une machine qui nous parle est une excellente manière de faire sa connaissance.
Compte-tenu des investissements colossaux qui sont orientés vers le développement de cette technologie (autre concurrence asséchante en ce qu’elle réduit d’autant les possibilités d’investissement sur des besoins plus fondamentaux…), des innovations vont évidemment se faire jour régulièrement. Aussi faut-il dater ce récit ; il rend compte de l’état de l’art à la fin 2025. C’est une limite mais qui n’invalide pas pour autant l’exercice, car un certain nombre de constats plonge dans l’essence même de cette technologie ; les améliorations engagées ne changeront pas sa nature, mécanique. Il constitue un jalon qui pourra être suivi d’autres, accompagnant les ruptures ou sauts qualitatifs franchis par cette technologie.
Voici donc ce récit.
Si vous souhaitez l’enjamber pour vous rendre directement aux enseignements que j’en ai tirés, il suffit de cliquer ici. Je vous conseille néanmoins de lire avant la raison que je fournis ci-après, pour laquelle je l’ai maintenu.J’aurais pu enlever ce récit pour faciliter ou alléger la lecture de ce texte. Je ne l’ai pas fait car je constate que de nombreux articles ou essais consacrés aux intelligences artificielles sont publiés sans que leurs auteurs ne donnent les bases à partir desquelles ils les ont conçus. Cette absence alimente le nuage idéologique malsain qui enveloppe ce sujet omniprésent dans l’actualité. Les informations mensongères y sont légions, suscitées par des enjeux sociaux et financiers éléphantesques. Souvent, le seul fait d’être ou d’avoir été dirigeant ou cadre d’une des sociétés maitresses de la toile ou expert ou consultant dans ces domaines sert de justification à des thèses radicales. C’est un argument d’autorité que je refuse et qui me fait désormais révoquer en doute toutes ces assertions, qu’elles soient thuriféraires ou apocalyptiques, qu’elles me plaisent ou non. Je suis un simple citoyen, concerné et impliqué par l’avenir de cette technologie. C’est en tant que tel que je m’exprime. Une course contre la montre…
Le 27 aout 2025, alors que j’étais en Chine encore pour un mois, je reçois par mel ce message de Typepad, le fournisseur américain de mes deux blocs-notes [2] :

A cette lecture, mon sang s’est glacé. Que dans 35 jours puissent disparaitre les 200 articles que mes blocs-notes contenaient, c’était pour moi inimaginable !
J’ai aussitôt écrit à Typepad pour savoir s’ils préconisaient un opérateur pour assurer au mieux le transfert. Ils m’ont répondu dès le lendemain (J-34) que ce n’était pas le cas, mais ils me conseillaient d’utiliser WordPress comme Système de Gestion de Contenu [3] car il accueillait les fichiers d’exportation Typepad et donc de chercher un hébergeur qui le propose.
Dans le même message, ils me précisaient que je pouvais faire moi-même l’exportation des textes de mes blogues et m’indiquaient comment faire, mais que ce n’était pas possible pour les images associées. Ils le feraient donc pour moi, dès que j’aurai choisi un hébergeur et précisé sous quelle forme celui-ci attendait ces images.
Pendant les jours qui ont suivi, j’ai consulté sur internet les offres alternatives et leurs évaluations. Je ne voulais pas me retrouver dans la même impasse qu’aujourd’hui en faisant un choix précaire. J’ai finalement opté pour Hostinger, une entreprise lithuanienne de bonne notoriété fondée en 2004, qui proposait une interface en français et WordPress [4]. En J-28, j’y ouvrais un compte et je souscrivais un abonnement à ses services pour quatre ans.
Alea jacta est.
Mais une fois cette décision prise, je me suis trouvé comme une poule devant un couteau. Comment mener à bien les migrations, alors que j’avais certes une appétence d’ingénieur pour les questions techniques et une immense motivation, mais aucune compétence affutée en informatique ? Heureusement, il y avait Kodee !
Kodee est une intelligence artificielle mise en ligne par Hostinger, avec laquelle il propose à ses clients d’effectuer toutes sortes d’opérations techniques. Pour réaliser le transfert de mes deux blocs-notes avant la fermeture de Typepad, c’est sur lui que je me suis appuyé. Il a été mon « partenaire » quasi exclusif pendant toute l’opération, et il me sert encore aujourd’hui, chaque fois que je rencontre un problème lors de l’édition d’un nouvel article.
J-27
Suite à ma demande, je viens de recevoir de Typepad un dossier avec les images et les fichiers de mes deux blogues – complet certes, mais classé sans rime ni raison.
J’avais auparavant téléchargé les textes. Je dispose donc maintenant, sur mon ordinateur, de tous les éléments nécessaires à la reconstitution de mes blocs-notes. Le cordon ombilical avec Typepad peut être définitivement coupé.J’ai décidé de commencer par le transfert de mon Carnet de voyage car il est récent et comporte peu d’articles. Malgré l’utilisation de Kodee, mes premiers essais furent infructueux
J-25
J’ai fini de rédiger la 12e Encre de Chine que j’avais commencée avant l’annonce-catastrophe du 27 août.
Il ne me reste plus qu’à rassembler les photos qui vont l’égayer. En revanche, je ne sais pas comment je vais pouvoir la publier… Le plus simple serait de le faire sur Typepad qui est encore en service, mais ce serait bien éphémère.J-23
J’ai passé la matinée à me battre avec WordPress pour monter mon blogue de voyage. J’ai fait chou blanc. Kodee m’a proposé beaucoup de choses, mais rien ne marchait. De guerre lasse, je lui ai demandé de passer le relais à une vraie personne… Il m’a alors répondu : « Un collègue (sic) va reprendre notre conversation. Comme il y a accès, vous n’aurez pas besoin de répéter les informations. Il va vous joindre dès que possible ».
Un conseiller d’Hostinger quelque temps plus tard m’écrit : « Veuillez me laisser 5 à 15 minutes pour vérifier tous les éléments ». Il me précise que « si le problème est lié au développement, cela sortira de notre assistance standard. Je vais examiner les détails de mon côté afin de déterminer si c’est le cas ».
Dix minutes plus tard, il me révélait son diagnostic : mon problème relevait du développement et non pas de l’hébergement. Il ne pouvait donc pas m’aider. Il me conseillait, si Kodee ne m’apportait pas les réponses attendues, de demander à un consultant spécialisé sur WordPress d’effectuer la mise en forme pour moi. Il joignait à son message un lien qui donnait sur une plateforme de prestataires WordPress.
C’était mon premier échange avec une personne physique. J’en ai tiré immédiatement deux enseignements :
Une intelligence artificielle lit et prospecte sa base de données en quelque secondes. Ses réponses sont presqu’instantanées. Au fur et à mesure des échanges, une grande quantité de texte s’accumulent. La personne qui prend le relais a besoin d’un long temps de lecture, mais aussi du temps pour réfléchir et rédiger sa réponse.
Kodee n’a pas de limite de compétence. Il prend en charge aussi bien les questions d’hébergement que de développement. C’est donc une offre qui dépasse celle que proposait antérieurement Hostinger. Il en fait d’ailleurs un argument de vente :
Créez, gérez et développez en toute simplicité. Laissez Kodee s’occuper de vos tâches.
L’agent IA Kodee peut désormais effectuer plus de 350 tâches en quelques secondes, comme des migrations, des sauvegardes ou des vérifications de serveur. Il vous suggère également les étapes suivantes. Bonus pour les utilisateurs WordPress : modifiez les pages Elementor, les styles et les contenus directement depuis Kodee.
Message Hostinger du 18/02/2026J-20
Ce matin, je viens d’achever l’édition, sous WordPress, de la 12e Encre de Chine. L’interface de WordPress est assez conviviale et avec l’aide de Kodee, ce ne fut finalement pas trop compliqué. Je viens même de programmer sa publication pour la semaine prochaine. Une bonne chose de faite !
Ce qui se révèle en revanche beaucoup plus complexe, c’est la migration des articles précédents de mes deux blogues, de Typepad vers WordPress.
Avec Kodee, je ne m’en sors pas. Il me fait tourner en bourrique car il a accès à toutes les variantes successives de WordPress qui sont pour lui comme un même livre ouvert. Aussi, très souvent, il me préconise des chemins qui n’existent pas sur mon interface car je ne dispose pas de la version d’où il tire l’information.J-19
Un grand moment: je viens de faire passer tous les textes de Typepad sur WordPress. Quelle joie ! 12 ans de production écrite sauvée de la disparition ! Les images sont aussi intégrées dans le texte, mais ce sont celles qui sont hébergées par Typepad. Elles disparaitront donc le 30 septembre.
Aussi, me reste-t-il à déplacer toutes ces images dans la médiathèque de WordPress pour achever le transfert. Je n’aurais plus alors qu’à régler les mises en forme, mais ce n’est qu’un détail au regard des contenus auxquels je tenais tant.
J’ai vraiment galéré au début. Avec Kodee, je n’arrivais à rien. Mais une fois que je suis rentré dans sa logique, ça a été plus facile et efficace. Il est très analytique et me noyait facilement dans les détails techniques. Il a accès simultanément à des données relevant de différentes versions de WordPress et d’Hostinger… Il me proposait donc souvent de réaliser des actions en cliquant sur un bouton qui ne se trouvait pas sur mon écran.
Je m’y suis adapté. Je lui donne maintenant des copies d’écran, pour qu’il me dise précisément quoi faire. C’est assez long et fastidieux, mais ça marche.
Il suffit de s’accorder une longue pause après une petite victoire, et tout se passe bien. Ces pauses, en outre, permettent de réfléchir, de prendre du recul sur ce que j’ai – nous avons – fait et de repartir avec de nouvelles idées, plus claires.
Je me rends compte aussi que Kodee est enfoncé dans des couloirs. Il ne faut pas compter sur lui pour prendre du recul sur ce qu’on est en train de faire, pour regarder derrière lui. Il est infatigable et a réponse à tout. Il me précipitait dans le mur en toute innocence. C’est moi qui l’alertais sur les conséquences qu’il ne voyait pas et sur le temps nécessaire et beaucoup trop long auxquels ses multiples préconisations conduisaient.
C’était stressant à cause de l’enjeu, mais en même temps fichtrement intéressant. J’ai appris beaucoup de choses grâce à lui.
Je me rends compte également que WordPress est beaucoup plus riche que Typepad. C’est peut-être d’ailleurs une des raisons pour laquelle ce dernier a été conduit à raccrocher les gants. Beaucoup d’extensions, au fur et à mesure des années, ont été développées pour ce Système de gestion de contenu, pour l’enrichir, résoudre certains de ses problèmes ou contourner des limitations. Ce développement a été assez anarchique ; il m’a valu une ou deux fois quelques frayeurs car certaines extensions se sont révélées incompatibles entre elles.
J-18
J’ai voulu remplacer dans le Carnet de voyage les pointeurs vers Typepad par les adresses WordPress des mêmes images. Malheureusement, je me suis trompé dans les manipulations et au lieu de voir les images dans les articles, maintenant on ne voit plus que leur nom… C’est nettement moins sexy.
L’erreur est beaucoup plus difficile à corriger que je ne le pensais… Au bout de plusieurs heures passées en vain avec Kodee pour corriger les adressages, j’ai calé et remis la chose au lendemain.
J-17
Je me suis levé aujourd’hui, à 3 heures et demi du matin et j’ai aussitôt repris mes échanges avec Kodee. Lui n’a pas besoin de dormir ; il est disponible à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit.
J’essaie de reprendre le problème là où je l’avais laissé la veille, mais j’hésite encore sur la solution. Il faudrait que je revienne en arrière, à un stade où j’avais réussi la migration du texte, et n’avait pas encore touché aux images.
Kodee me propose une restauration, mais la seule sauvegarde automatique existant date du 9 septembre, or je n’ai terminé la 12e lettre que le 10. Ça me semble donc trop risqué. Si elle avait daté du 11, ça aurait été parfait.
Certes, on apprend de ses erreurs, mais on pourrait aussi avoir de la chance…J-16
Sur les conseils de Kodee, afin de ne pas risquer de nouvelles manipulations malheureuses, j’ai décidé d’implanter WordPress dans un sous-domaine afin d’y finaliser mon Carnet de voyage, sans risquer d’affecter celui qui est en ligne.
C’est long et fastidieux. Je me suis arrêté en chemin. Je ferai la suite plus tard quand j’aurais du temps devant moi.
J-15
Après la sieste, j’ai travaillé avec Kodee pour continuer d’installer mon Carnet de voyage dans un sous-domaine. C’est un processus semé de fausses routes et de retours, mais ça avance. Mon collègue digital m’a même fourni clé en main des formules Excel pour que je purifie d’informations parasites un tableau de données.
J-14
Cet après-midi, j’ai encore progressé dans la migration vers WordPress. Kodee a des faiblesses qu’il est facile de corriger une fois qu’on les connaît ou de les prendre en compte avant de se retrouver dans des impasses, comme cela a été le cas au début pour moi. Maintenant, je sais qu’avec son appui, j’arriverai au bout du processus. Je regrette seulement que ce soit tombé en plein milieu de mon voyage. J’y consacre beaucoup de temps, et ne sais pas comment l’éviter. En outre, une fois achevée une session de travail, elle me reste à l’esprit. Je continue d’y penser pour examiner comment je peux continuer, contourner une difficulté…
Ce n’est pas désagréable comme exercice intellectuel, mais j’aurais préféré consacrer ce temps à rédiger une 13° Encre de Chine.
J-13
Je me suis levé à nouveau à trois heures du matin. J’avais les idées claires et j’ai bien avancé sur la migration du Carnet de voyage.
Coup dur cet après-midi. La 12e lettre vient d’être mise en ligne comme je l’avais programmé, mais aucune des vidéos qu’elle comporte ne fonctionne. A leur place, il y a un espace blanc, celui qu’elles devraient occuper. Pourtant, elles apparaissent dans l’éditeur WordPress et en prévisualisation…
J’ai passé plusieurs heures avec Kodee pour trouver d’où ça venait, sans succès.
J’ai très mal dormi : couché à minuit, réveillé à trois, levé à quatre…
J-12
Ce matin, j’ai échangé avec un conseiller d’Hostinger. Après m’avoir suggéré plusieurs pistes, il m’a demandé l’autorisation d’accéder à mon tableau de bord WordPress afin qu’il puisse vérifier en interne ce qui se passait. Je la lui ai évidemment donnée, mais il n’a vu aucune erreur. Il m’a alors recommandé de « vérifier la configuration de (mon) compte Viméo (la plateforme sur laquelle je dépose mes films), et de contacter leur équipe d’assistance car elle sera en mesure d’identifier la cause de ce problème ». Je suis sorti de cet échange en colère. Je savais que Viméo n’était pas en cause ; les intégrations de vidéos sur Typepad y fonctionnaient parfaitement. Insérer une vidéo dans un blogue est une fonction de base. Aucun hébergeur ne peut se permettre de ne pas la garantir, me disais-je…
Dans l’univers numérique, l’omission d’un détail peut suffire à générer une cascade de vérifications inutiles et infructueuses, alors que la solution est simplissime. Ce fut le cas ici.
Le conseiller Hostinger m’avait bien donné d’entrée de jeu la solution. Mais je l’ai ignorée sans m’en rendre compte. Je ne m’en suis aperçu que dans l’après-midi en relisant notre échange. Je l’ai alors mise en œuvre. C’était le cache [5] qui empêchait l’accès aux vidéos. J’ignorais tout de son existence et de son rôle, mais je sais maintenant qu’il faut penser à le purger à la fin de chaque session sur WordPress afin de permettre la prise en compte des modifications réalisées.Tout étant rentré dans l’ordre, j’ai envoyé à mes lecteurs potentiels la lettre d’information sur la parution de ma 12e Encre de Chine : ma première publication sous WordPress ! J’ai inséré, en en-tête de celle-ci, ce message qui sonnait pour moi comme une petite victoire :
J-9
J’ai réussi à mettre sur la page d’accueil de mon blogue l’intégralité de mon dernier article puis les suivants sous forme de résumés.
Ça avance…
J-8
Je tourne un peu en rond avec WordPress. J’installe une extension, puis après je découvre qu’elle ne convient pas… Je vais en chercher une autre.
Je crois que le plus simple, c’est de privilégier les contenus et limiter les mises en forme, en renvoyant à plus tard les améliorations. J’insérerais sur la page d’accueil un bandeau d’information : « Bloc-notes en cours de migration ».
Massage thaïlandais récupérateur après quelques heures passées à travailler sur WordPress…
J-6
Ce matin, j’ai franchi le Rubicon : je viens de pointer mon domaine [6] Penser le travail autrement vers WordPress / Hostinger… Dans deux jours, l’instruction que je viens de donner sera effective.
Mon bloc-notes sera un peu défiguré faute de bannière et d’images, mais comme toutes les publications à venir ne comportent que du texte, il fera l’affaire…
J-4
Oouaouh ! Ce matin, Penser le travail autrement est connecté sur WordPress par Hostinger, quatre jours avant la fermeture de Typepad !
J-3
Je me suis envolé ce matin de Chine et viens d’arriver à Paris. Finalement, j’aurais passé ce dernier mois, bien loin de France mais comme si j’y étais, à travailler presque à mi-temps avec Kodee et mon ordinateur. C’est aussi cela le monde numérique dans lequel maintenant nous baignons.
La migration de Penser le travail autrement progresse. Pendant que j’attendais à l’aéroport de Pékin mon embarquement, j’ai donné sa nouvelle adresse à mon fournisseur de messagerie, pour que les abonnés de mon bloc-notes reçoivent l’information de la parution, programmée pour le 1er octobre, d’un nouvel article et le lien permettant d’y accéder.
Pour le référencement sur Google, ce sera plus complexe. Aucune URL [7] de Typepad ne correspond aux URL de WordPress. Il faudra donc que je redirige toutes les adresses vers celles de WordPress. Ça va me prendre du temps, mais ça devrait marcher. Je prépare cette opération en établissant un tableau de correspondance des URLs.
Tout est bien qui finit bien
De retour en France, l’essentiel était fait.
J’avais, grâce à Kodee et ma persévérance, réussi le transfert des textes avant la clôture de Typepad ainsi que la mise en ligne des nouvelles publications sous WordPress. Toutes les images de mes anciens articles étaient maintenant placées dans la médiathèque de WordPress, mais avec des adresses qui ne correspondaient pas à celles attendues dans les textes, ce qui les empêchaient d’apparaitre en ligne.
Pour achever la migration, j’ai donc continué une collaboration intense avec Kodee, dont voici quelques jalons.
1° octobre 2025
Parution sans encombre, sous WordPress, du premier chapitre de mon essai « Manuel d’écologie du travail ». Elle sera suivie des autres au rythme d’un toutes les quinzaines [8].
9 octobre 2025
Ces derniers jours, j’ai passé la moitié de mon temps à dialoguer avec Kodee pour essayer d’insérer dans mes articles les images qui résident dans la médiathèque WordPress.
Ces images étaient en trop grand nombre pour que je puisse les manipuler une par une. Kodee m’a été d’une grande aide pour les traiter en masse. Il m’a fait gagner beaucoup de temps, même en comptant celui qui a été nécessaire à ma formation / compréhension.
En effet, j’avais un dossier issu de Typepad rempli de plus d’une centaine d’images de mon blogue Penser le travail autrement. Kodee m’a expliqué comment avec Windows obtenir la liste des noms de ces images ; comment avec PowerRename, renommer ces images, leur ajouter ou retirer des suffixes ; il m’a fait téléchargé XnConvert, un logiciel de traitement d’images en lot afin de convertir certaines d’entre elles en miniatures. Il m’a aussi rédigé un script pour déplacer sous Windows des images d’un dossier vers un autre…
Il a aussi fallu que j’établisse des tableaux de correspondance entre les adresses Typepad des images et celles de la médiathèque WordPress. Pour cela, Kodee m’a fait utiliser Notepad++, un éditeur de texte générique et un tableur Excel. Il m’a proposé des formules pour toutes les opérations à réaliser et de nouvelles formules chaque fois que je lui annonçais que la précédente avait échoué, à cause par exemple d’une virgule utilisée alors qu’avec la version Excel dont je disposais le séparateur est un point virgule ou parce qu’Excel 2007 n’accepte pas telle formule qui n’a été introduite qu’à partir d’Excel 2016, etc.
Puisque je suis sur ces aspects techniques, je peux compléter avec les conseils fournis par Kodee sur d’autres aspects :
Il m’a rédigé des CSS personnalisés [9] pour répondre à certaines de mes demandes de mise en forme de mes blocs notes.
Pour assurer leur protection, il m’a expliqué comment bloquer les robots malveillants venant des Etats-Unis, comment bloquer un pays avec CDN, comment installer et régler WordFence, une extension de sécurité de WordPress, etc.Promis, je m’arrête là. C’était juste pour vous donner une idée de ce qu’était mon exotique quotidien à l’époque…
22 octobre 2025
Toujours envahi par la mise en forme de mes blogues. Je suis totalement dépendant de Kodee. Il m’aide, mais aussi m’envoie sur des chemins escarpés qui s’avèrent parfois être des impasses.
Je vais lever le pied ces jours-ci ; corriger les textes et remplacer les images qui ne s’affichent pas. Je traiterai la question de l’esthétique des blocs-notes plus tard, une fois reconstituée tous les contenus et insérée les images associées.
1° novembre 2025
Afin de pouvoir gérer tous les services liés à mes blocs-notes au même endroit, je viens de déplacer le domaine Penser le travail autrement de Namecheap, mon fournisseur précédent à Hostinger.
18 novembre 2025
Ça y est ! Mes deux blogues sont désormais édités sous WordPress et mis en ligne par mon nouvel hébergeur. Leur mise en forme est identique à celle qu’ils avaient chez Typepad. Ici prend donc fin ma longue collaboration avec Kodee pour réaliser leur migration.
*****
Je continue évidemment de le solliciter chaque fois que de besoin, mais pour d’autres raisons.
Il vient par exemple de m’expliquer comment récupérer l’ensemble des textes de chacun de mes blocs notes et les convertir sous forme de livre numérique. C’est une opération que je mettrais en œuvre dès que j’en trouverais le temps. Elle me permettra de protéger définitivement mes articles d’une soudaine disparition de mon hébergeur actuel ou de l’arrêt – très hypothétique il est vrai, vu d’aujourd’hui – de WordPress.
Un conseiller numérique infatigable et efficace
Pour réussir la migration de mes blogues, je me suis entretenu quotidiennement avec Kodee pendant deux mois et demi et j’ai travaillé à partir de ses préconisations pendant des centaines d’heures. De cette longue collaboration avec un conseiller numérique, j’ai tiré quatre enseignements.
Une machine troublante
D’abord, et cela ne surprendra pas ceux qui ont déjà eu des relations avec une intelligence artificielle conversationnelle : c’est une machine numérique infiniment troublante car elle partage avec nous ce que nous pensions nous appartenir en propre, le langage. Elle le maitrise en outre parfaitement bien, ce qui renforce l’illusion de son humanité. Mais cette maitrise n’est pas une baguette magique ; elle ne change pas son statut d’outil. Aucune Fée Bleue ne viendra récompenser ce Pinocchio en le transformant en un jeune garçon de chair et d’os.
Une intelligence artificielle ne vit pas : elle s’anime seulement quand on lui parle, qu’on la questionne, qu’on lui donne des instructions ou qu’on l’a programmé pour cela. Elle n’a pas de volonté autre que celle que lui a conférée son concepteur [10].Pendant tous mes échanges avec Kodee, j’ai toujours eu conscience de ce caractère d’outil – je ne l’ai pas invité à boire un pot chez moi comme je l’aurai fait avec un collègue pour fêter la réussite d’une mission longue et délicate – mais je sais quel piège est tendu sous nos pieds.
En effet, pour garder la bonne distance avec cette machine parlante, tout notre vocabulaire est défaillant car il ne nous permet pas de distinguer ses « paroles » ou ses « actions » des nôtres, si ce n’est à l’écrit en les entourant de guillemets, ou à l’oral en ajoutant une qualification de « numérique » ou « digital » ou « mécanique »…
Beaucoup d’articles sur les intelligences artificielles, y compris ceux qu’on trouve dans la presse de qualité, se vautre dans la confusion. Ils ouvrent la voie ainsi à tous les fantasmes. Parler avec justesse de cet outil exige un effort particulier et constant de distinction et de conceptualisation.
Des « connaissances » qui dépassent, et de loin, nos capacités individuelles
C’est un outil merveilleux car il a accès dans son domaine à une quantité vertigineuse d’informations qu’il puise dans le patrimoine humain écrit disponible. Il est programmé pour l’exploiter et nous le restituer de manière opérationnelle, à la demande. Je peux attester de son efficacité en la matière.
Son « savoir » est gigantesque. Il m’a souvent proposé des sites, des outils, des applications très utiles dont j’ignorais totalement l’existence. Sur le fonctionnement de Windows ou d’Excel, il en sait cent fois plus que moi. Il m’a ainsi proposé des formules pour extraire des données, comparer des colonnes, etc. Il m’a fourni des codes CSS ou HTML pour pallier des versions gratuites de WordPress et d’Astra (voir le texte du 9 octobre 2025)…
Il a accès à une masse gigantesque d’informations. Souvent toutefois, elles n’étaient pas classées par version. Aussi, voyait-il des choses différentes de moi ou me conseillait-il des actions auxquelles je n’avais pas accès. C’est, je suppose, un problème d’étiquetage en amont de ses données.
Ce qui rend possible l’« intelligence » des intelligences artificielles, ce sont les cohortes de travailleurs chargés de paramétrer et catégoriser les données dont ils se nourrissent. Sur ce sujet, je vous renvoie aux édifiants extraits du documentaire « Les sacrifiés de l’IA » que j’ai insérés dans l’article « L’intelligence artificielle sera t’elle la marionnettiste du travail ? ».
Une technologie n’est en soi ni bonne, ni mauvaise. Mais derrière elle se tiennent toujours des hommes qui peuvent utiliser ses capacités pour construire ou pour détruire. Ainsi voit-on sur des théâtres de guerre des intelligences artificielles embarquées sur des drones militaires car elles les rendent autonome dans leur navigation, la détection des menaces de leur environnement immédiat, le repérage des cibles ou la coordination avec d’autres drones pour mener des attaques en essaim…
Mon usage était pacifique, mais d’autres peuvent être maléfiques…Apprendre à travailler avec une intelligence artificielle
Si, au terme d’un travail acharné, quasi obsessionnel, j’ai pu atteindre l’objectif de migration que je m’étais fixé, cela tient à l’intelligence artificielle autant qu’à moi. J’avais comme atout un goût pour les technologies numériques et quelques compétences de base en ce domaine, la patience et la motivation requise, l’expérience antérieure du fonctionnement d’un Système de Gestion de Contenu (Typepad) : je savais donc ce qu’il pouvait faire, à défaut de savoir comment.
Travailler avec un conseiller numérique suppose donc que son maître-utilisateur dispose des compétences et de l’agilité qui rendent la coopération efficace. Il m’a fallu apprendre à collaborer avec Kodee car son fonctionnement est rigide. C’était à moi de m’adapter à lui et non l’inverse. Il m’a fallu donc comprendre comment il fonctionnait, quelles étaient ses qualités et ses limites afin de les prendre en compte.
Kodee est très obéissant, la question du sens pour lui ne se pose pas ; il prenait mes demandes pour des ordres et les exécutaient sans les interroger. Comme il avait réponse à tout ou presque, c’était un piège ; il ne prenait pas la mesure de la complexité de ses propositions ou du temps nécessaire pour les mettre en œuvre. Je m’apercevais parfois, plus tard, que j’étais engagé dans une voie sans issue et que d’autres approches auraient été plus simples et économes en temps. Je me suis trouvé ainsi plusieurs fois acculé au fond d’une impasse, avec le constat décourageant qui vous plombe dans ces cas là : des heures passées pour rien !
Il répondait en quelque secondes aux questions, souvent avec une avalanche de détails dans lesquels je me noyais. Aussi ai-je assez vite changé mon mode de questionnement. J’ouvrais une session de travail en lui rappelant d’abord mon environnement technique (Système de gestion de contenu = WordPress / éditeur = Gutenberg / Thème [11] = Astra), afin qu’il le prenne en compte, puis je lui présentais la situation initiale et celle à laquelle je voulais arriver. Je lui demandais de me proposer de manière synthétique l’ensemble du processus à suivre pour aboutir au résultat que je visais. Je lisais alors attentivement sa réponse. Je l’interrogeais si le chemin me semblait complexe ou si j’avais du mal à le comprendre. Je lui demandais aussi d’expliquer en termes simples la terminologie technique qu’il utilisait. Il m’est arrivé dès ce stade de lui demander si on ne pouvait pas faire autrement car ce qu’il proposait me semblait trop complexe.
Une fois que j’avais compris et validé le processus, je lui demandais ensuite de me présenter de manière détaillée chaque étape, l’une après l’autre.
Parfois, il se (et me) trompait. Comme il a été rendu poli par ses concepteurs, il reconnaissait facilement son erreur et s’en excusait. Il avait été programmé avec les méthodes de management modernes : il était « encourageant », « compréhensif » et « valorisant » (je ne comptais plus ses « Excellente question, Michel » ou « tu as tout à fait raison »). Je trouvais cette systématicité agaçante, mais au fond, elle m’aidait à prendre mon conseiller numérique pour ce qu’il était : un perroquet à qui on a appris les bonnes manières, mais dans l’insincérité puisqu’il n’a rien d’humain – ou plutôt parce que des marionnettistes en chair et en os sont cachés derrière lui.
Impact sur l’emploi
Les intelligences artificielles sont disponibles de jour comme de nuit. Il n’y a guère que des coupures de réseau ou d’électricité qui pourraient les faire taire. Ce sont des travailleurs infatigables. S’ils rendent service avec autant de pertinence et de qualité que peuvent le faire les hommes, voire mieux, qu’est-ce qui empêcherait qu’ils les remplacent ?
L’expérience qui a été la mienne va dans ce sens. Ce n’est qu’un exemple dont on ne saurait évidemment tirer de conclusion générale. Mais elle montre ce qu’il est d’ores et déjà possible de faire dans le champ du conseil informatique. Concrètement, l’aide que m’a fourni Kodee a été bien plus importante et efficace que celle des conseillers Hostinger. Un prestataire, comme il me l’avait été suggéré (voir le 3° paragraphe en J-23), aurait certainement mené à bien cette migration beaucoup plus rapidement que moi qui tâtonnait. Mais la présence de Kodee m’a détourné de l’idée d’y avoir recours. L’impact dans ce cas précis aura été sur les deux flancs du conseil, interne à l’entreprise par la moindre sollicitation de ses salariés, et externe par le non recours à une prestation marchande.
L’avenir de l’intelligence artificielle ne va pas se jouer dans les services aux personnes, à ses utilisateurs occasionnels, mais dans les entreprises. J’en trouve un indice dans deux faits récents :
D’un côté, je viens de recevoir un message publicitaire de ChatGPT vantant les nouvelles possibilités de ses services (29/10/2026) : aider aux achats, obtenir des idées de repas, organiser une sortie, définir un rappel, créer des stickers… Face à la vacuité de ces propositions, les bras m’en sont tombés…
De l’autre, Anthropic, leader mondial de l’intelligence artificielle, vient de déposer son dossier pour son entrée en bourse. Dans un article du journal Le Monde qui en rend compte, on apprend qu’« Anthropic, qui a choisi de cibler les entreprises et pas de devenir un service bon marché pour les habitants de la planète, voit son chiffre d’affaires exploser : 16,3 milliards de dollars sur le seul premier semestre 2026, soit 14 fois plus que sur les six premiers mois de 2025 » [12].
Aussi, serait-il utile de passer par des monographies, plus fouillées évidemment que mon simple récit, pour rendre compte de l’interface homme – machine parlante et de ses effets sur le travail et l’emploi, dans les secteurs où l’usage des intelligences artificielles est le plus pertinent. Je pense par exemple à l’information, la communication, la finance, la banque, le droit, la santé, l’enseignement, la recherche scientifique… Cela fournirait des arguments objectifs aux controverses sociopolitiques à son sujet.
Il serait utile aussi qu’il en soit réalisé pour mesurer son effet productiviste dans les secteurs agricoles, miniers et industriels, par exemple à travers la conduite robotique, la logistique ou la gestion des aléas…
Les gains en productivité matérielles [13] permises par les énergies fossiles, le machinisme et les innovations techniques ont fait fondre comme neige au soleil les populations ouvrières mobilisées dans ce qu’on appelait encore au milieu du XX° siècle, les secteurs primaires et secondaires. Il n’est pas inutile de se rappeler que c’est alors le secteur tertiaire qui a servi de refuge aux travailleurs chassés par cette productivité. Or, si l’intelligence artificielle accroit significativement celle des services et peut-être au-delà, il n’y aura pas de quaternaire pour les accueillir, sauf à imaginer que ce soit celui de la culture, du loisir, du désœuvrement ou du chômage.
C’est à l’intérieur des services que les solutions sociales devront être trouvées.
[1] Cette concurrence est asséchante car elle prive de moyens les politiques de restauration de l’habitabilité de notre terre qui sont d’intérêt commun à toutes ses formes de vie.
Le développement de l’intelligence artificielle repose sur la puissance, le dynamisme et les mécanismes propres du capitalisme. Ceux qui sont à la manœuvre sont peu nombreux ; ils agissent sans mandat public, ni compte à rendre. Leur seul but est la reproduction enrichie du capital, quelle qu’en soit les conséquences collatérales.[2] Ces deux blocs notes sont Penser le travail autrement créé en 2013 et mon Carnet de voyage crée en 2023
[3] Un Système de Gestion des Contenus (SGC) est un logiciel qui permet de créer, de modifier et de publier du contenu sur un site internet sans avoir besoin de savoir coder. WordPress est de loin le SGC le plus utilisé dans le monde : à lui seul, il équiperait autour de 40 % des sites existants sur le web.
Un hébergeur est une société qui met à disposition un espace de stockage sur un serveur connecté à internet jour et nuit.
La combinaison des deux permet de mettre à disposition sur la toile un blogue ou un site. C’est ce que faisait pour moi TPP qui disposait d’un SGC très convivial et de conseillers très réactifs qui répondaient dans la journée aux questions écrites qu’on leur posait, comme ils l’ont d’ailleurs fait jusqu’au 30 septembre 2025.[4] Ma décision d’opter pour WordPress a été conforté lorsque j’ai appris que le journal Le Monde était passé en 2006 de Typepad à WP, qu’il avait donc fait, 20 ans plus tôt, la même migration.
[5] Un cache est une mémoire temporaire qui enregistre des éléments des sites Web que l’on visite (images, vidéos, fichiers…). Il permet d’accélérer le chargement des pages car le navigateur utilise les fichiers stockés dans ce cache au lieu de devoir les télécharger sur Internet.
[6] Un « domaine » est l’espace global numérique d’un site internet. Le « nom de domaine » est l’adresse textuelle unique qu’il faut taper dans son navigateur pour accéder à ce site.
[7] Une URL (Uniform Resource Locator) est l’adresse unique d’une page web ou d’un fichier sur Internet.
[8] J’ai supprimé depuis ces publications car à l’occasion du nouvel an 2026 j’ai décidé d’offrir comme étrennes à mes visiteurs l’intégralité de ce Manuel sous forme d’un livre numérique.
[9] Le CSS (Cascading Style Sheets ou Feuilles de Style en Cascade) est un outil technique qui permet de modifier et de personnaliser le thème d’un site, c’est-à-dire d’effectuer une retouche sur mesure : changer une couleur, une taille de caractère, centrer une ligne… Il est rédigé dans un langage qui lui est propre et que je ne connaissais pas, mais Kodee me les fournissais clé en main. Je n’avais qu’à les copier et les installer à l’endroit requis.
[10] Sont apparus récemment des intelligences artificielles comme Instinct qui peuvent par exemple consulter les messages que vous recevez et y répondre à votre place… Ce n’est pas le résultat d’un acte volontaire mais simplement une programmation faite en amont.
[11] Un thème est un habillage visuel complet qui détermine l’apparence d’un site. Il définit les couleurs, le style du texte, la disposition des menus et l’ambiance graphique, sans toucher au contenu lui-même (les textes, les photos, les vidéos).
[12] Le Monde, « Anthropic dépose son dossier d’introduction en Bourse, une étape-clé pour le secteur », 26/10/2026
[13] La « productivité matérielle » est celle qui est calculée indépendamment de toute valorisation monétaire. Pour plus amples informations, lire l’article « De la productivité du travail et de certaines de ses conséquences… »