Lectures

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Que vaut le travail éducatif ?

Xavier Baron vient de publier sur Métis, un article qui croise des préoccupations qui ont été aussi les miennes  dans Le travail contre nature : peut-on penser la valeur d'un travail et si oui, comment ? Il prend comme support à sa réflexion le travail des enseignants, un cas (d'école pourrait-on dire !) qui me semble particulièrement heuristique. C'est pourquoi, avec son accord et celui de Métis, je le reproduis ici. Dans un prochain envoi, je développerai, à partir de lui, quelques angles de vue complémentaires.

Mais d'abord l'article de Xavier. Bonne lecture.

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Les risques psychosociaux sont-ils un objet scientifique ?

Un Dictionnaire des risques psychosociaux aux mensurations impressionnantes vient de paraître : 883 pages, 314 entrées, 251 contributeurs venant de « tous les champs disciplinaires s’intéressant à la souffrance au travail : psychosociologie, ergonomie, médecine du travail, droit du travail et de la sécurité sociale, sciences de gestion, philosophie ». L’intention est évidemment louable : apporter de la clarté là où règne la confusion, les peurs, les amalgames, les querelles de chapelles doctrinales, le conflit des intérêts économiques et sociaux, parfois la mauvaise foi. Ce n’est d’ailleurs sûrement pas un hasard si tous les accords d’entreprise et toutes les formations censées prévenir les risques psychosociaux commencent par préciser ce qu’ils sont. Il est donc parfaitement logique que deux membres du Centre de recherche sur les risques et les crises des Mines se soient lancés dans cette entreprise éditoriale, en ouvrant les vannes de la pluridisciplinarité.

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Un essai pour penser autrement la responsabilité sociale des entreprises

Les ouvrages sur la RSE (responsabilité sociale des entreprises) ne manquent pas. L’originalité de celui-ci est d’être rédigé par un philosophe, François Vallaeys, qui la soumet en connaisseur au test de la cohérence. La contradiction que l’auteur relève, entre d’un côté, l’empressement contemporain à institutionnaliser la responsabilité sociale et le développement soutenable des entreprises publiques et privées et, de l’autre, le fait que ce mouvement ne soit pas transformateur, c'est-à-dire n’approche en rien le but qu’il se donne, fonde sa démarche critique. Le « besoin de philosophie », dit-il, se fait particulièrement sentir au temps de l’insoutenabilité car « nous avons perdu le fond du monde et les raisons qui nous soutiennent sont visiblement insoutenables comme notre économie, notre manière d’habiter le monde ».

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Une philosophie du travail mal menée

Il est rare qu’un auteur soit en même temps son critique le plus sévère. C’est pourtant l'exploit que réalise François Dagognet dans son dernier ouvrage, Philosophie du travail  (Editions Les Belles Lettres, 2013) lorsqu’il explique par exemple qu’il entreprend de « répondre à une possible objection selon laquelle nous donnons dans des analyses hétéroclites » (p 99) ou encore lorsqu’il reconnait que « nous ne cesserons pas de nous heurter à des questions qui nous laissent perplexes et que nous ne savons pas résoudre » (p 19).

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