politique

Manuel d'écologie du travail

Un livre offert pour méditer et débattre en 2026 !

Chaque année, au 31 décembre, je publie des vœux pour l’année qui s’annonce. Mais ces derniers temps, c’est devenu un exercice difficile tant la terre semble avoir perdu la boule, les plus vindicatifs de ses occupants-dirigeants préférant cultiver la haine ou la guerre dans le plus grand cynisme plutôt que professer l’hospitalité et l’entente des peuples.

Gaspard et Melchior raccompagnant Balthazar à la frontière1

Alors cette année, je ne formulerai pas de vœux, mais j’offrirai un cadeau à mes abonnés et à ceux qui font un petit tour sur mon bloc-notes : un Manuel d’écologie du travail, viatique pour les temps qui viennent.

C’est un ouvrage que j’ai rédigé en 2017. J’avais à l’époque pensé pouvoir trouver un éditeur pour le publier. Mais j’ai fait chou blanc. Je l’ai alors simplement mis de côté, puis quasiment oublié. Je ne l’ai retrouvé que récemment, perdu au fond d’un disque dur externe, en léthargie profonde. Je l’ai alors relu, et lui ai trouvé encore plein de vigueur potentielle. Je l’ai donc réanimé, l’améliorant ici ou là pour effacer quelques balafres mal cicatrisées qui lui restaient sur le visage. Je l’ai fait circuler auprès d’une cinquantaine d’amis, connaisseurs du monde du travail ou philosophes, pour avoir une première idée de l’accueil qu’il pourrait recevoir. Ces avis ont fini de me convaincre qu’on ne lui claquerait pas la porte au nez.

Alors le voici, sous deux formes, que vous pouvez télécharger librement en cliquant sur les liens insérés sous ce paragraphe : Manuel d’écologie du travail pour liseuse (format epub) et Manuel d’écologie du travail pour lecture sur ordinateur ou impression (format pdf). Libre de tout droit, vous pourrez le diffuser à votre tour dans vos réseaux sociaux si vous pensez qu’il le mérite, et bien sûr à condition que vous respectiez le droit d’auteur en n’apportant aucune modification au document.

Télécharger le Manuel d'écologie du travail - version pour liseuse (735 téléchargements )

Télécharger le Manuel d'écologie du travail (format pdf) (801 téléchargements )

Vos avis le concernant seront les bienvenues. J’ai mis en forme les retours déjà reçus, afin de mettre en relief les accords et les objections formulées à certaines des idées qu’il véhicule. Vous pouvez ouvrir ce document en cliquant sur le lien ci-dessous. Je conçois en effet cet ouvrage comme une possibilité offerte au débat sur une question centrale de la vie des hommes et de leur avenir. Alors n’hésitez pas, revenez ici une fois que vous l’aurez lu ou même seulement feuilleté, pour y laisser vous aussi votre commentaire. Si d’ailleurs des collectifs sont intéressés, je suis disponible pour les rencontrer et échanger au sujet des thèses qu’il met en avant.

Avis et commentaires sur le Manuel d'écologie du travail (631 téléchargements )

Enfin, à l’attention des amoureux du livre imprimé, j’ai fait tirer quelques exemplaires en format A5 que je peux dédicacer. Je ne leur demanderais que le remboursement des frais d’impression et d’expédition. Vous pouvez me contacter à ce sujet, si cela vous intéresse par la fiche Contact.

Alors bonne lecture et bonne année 2026 (tout de même !).

Post-scriptum
Comme quoi, il ne faut jamais désespéré. Notre Assemblée nationale élue dans des conditions rocambolesques, à la va comme je te pousse, ne disposant d’aucune majorité, a voté à l’unanimité, juste avant le gong final de l’année, une loi de réhabilitation des personnes condamnées pour avoir pratiqué ou aidé à pratiqué l’avortement avant que la loi Veil ne l’autorise2 ! Qu’une majorité d’idées en France consolide ce droit des femmes et que le Parlement l’acte, mérite bien qu’on le salue, n’est-ce pas ?

Evénements

Retour d’un brin de sagesse politique en 2025 ?

Dur, dur, cette année 2024. Sans la parenthèse pacifico-ludique des Jeux Olympiques, elle aurait été, en France et dans le monde, bien noire. Et elle va peser lourd dans la balance de l’année prochaine : instabilité politique en France, guerres en Palestine et en Ukraine, un peuple Syrien libéré d’un despote sanguinaire sans garantie de suite bénéfique, un Président récidiviste aux États-Unis, partisan du jeu de quilles…

Alors pour cette année encore vierge, espérons que des brins de sagesse fleurissent dans l’esprit de nos dirigeants. La noblesse de la politique, quand le bateau tangue, ce n’est pas d’exacerber les divisions mais de chercher les voies modestes du moindre mal, pour éviter le pire.

Allez, à tous : Bonne année 2025 !

Actualité, Nouvelles réflexions

« Faire Président » sous la V° République

L’ouvrage rédigé par deux journalistes du Monde à partir des entretiens réguliers qu’ils ont eus avec François Hollande[1] a été largement et négativement commenté. Moi, je l’ai lu avec intérêt et deux questions, moins politiciennes : qu’est-ce que cela dit du travail politique, et comment peut-on en juger ? Cela m’a d’ailleurs conduit à ne pas m’inscrire dans la condamnation médiatique dont il a été l’objet. Je reviendrais sur ce point en conclusion. Mais auparavant, je me propose de suivre les traces du travail présidentiel, essaimées tout au long de l’ouvrage, et d’en chercher le sens.

Le travail contre nature

Que serait une politique écologique du travail ? [« Le travail contre nature »]

Un péril inédit

L’humanité se trouve dans une situation inédite. Elle doit en effet faire face depuis la fin des années 1960 à des périls grandissants qui ont leur source dans son mode de vie. La liste est longue : diminution rapide du stock planétaire d’énergie fossile, réduction des surfaces de sols arables, pollutions de l’air et des eaux, réchauffement climatique, disparition d’espèces animales et végétales, insécurité nucléaire, etc.

Lectures

Un essai pour penser autrement la responsabilité sociale des entreprises

Les ouvrages sur la RSE (responsabilité sociale des entreprises) ne manquent pas. L’originalité de celui-ci est d’être rédigé par un philosophe, François Vallaeys, qui la soumet en connaisseur au test de la cohérence. La contradiction que l’auteur relève, entre d’un côté, l’empressement contemporain à institutionnaliser la responsabilité sociale et le développement soutenable des entreprises publiques et privées et, de l’autre, le fait que ce mouvement ne soit pas transformateur, c'est-à-dire n’approche en rien le but qu’il se donne, fonde sa démarche critique. Le « besoin de philosophie », dit-il, se fait particulièrement sentir au temps de l’insoutenabilité car « nous avons perdu le fond du monde et les raisons qui nous soutiennent sont visiblement insoutenables comme notre économie, notre manière d’habiter le monde ».

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