Actualité

Une nouvelle année pour retrouver de la chaleur dans les rencontres humaines ? !

L’année dernière, j’avais titré mes vœux « 2020, une année sans faute ? » en soulignant que 20 sur 20 dans une scolarité, c’était la meilleure note que l’on pouvait obtenir. Le point d’interrogation laissait certes une certaine marge de manœuvre dans laquelle pouvait s’engouffrer une réalité moins glorieuse. Mais là quand même, elle a fait fort ! Comme quoi les vœux ne sont pas un exercice de divination et, aussi joyeusement qu’on les prononce, n’ont aucune prise sur l’avenir. C’est une politesse adressée à tous et une fenêtre ouverte sur l’espérance. Compte-tenu de la très mauvaise note obtenue par 2020 et de la présence toujours aussi active aujourd’hui d’une pandémie qui lui vaut ce très mauvais score, quelle fenêtre ouvrir lorsque sonneront les douze coups de minuit ?

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Le tambour chamanique Sami, une représentation de la place des hommes dans le monde

Cet article [1] vient compléter celui que j’ai publié en mai dernier : Vivre et travailler dans des climats extrêmes : l’exemple Lapon. Il explore plus avant la manière dont le profond respect de la nature éprouvé par les anciens Samis dans leur vie et leur travail s’est à la fois manifesté dans leur conception du monde et en même temps appuyé sur elle, en utilisant les portraits qu’en dressaient les tambours chamaniques.

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Le Greco : c’est dans la valeur donnée à l’œuvre que se reconnait le travail

Le Greco est essentiellement connu pour ses peintures religieuses ou ses portraits. Il est donc bien difficile, quand on tient un bloc-notes culturel sur le travail et qu’on est un grand admirateur de l’art passionné du Crétois [1], d’y glisser une de ses œuvres. Quel dommage ! Mais heureusement, grâce à la rétrospective que lui a consacrée le Grand Palais l'hiver dernier [2] et à quelques recherches complémentaires, j’ai pu découvrir trois tableaux qui pouvaient trouver légitimement place dans mon blogue. Les voici, accompagnés de quelques commentaires ou analyses.

Covid 19

Vivre dans un monde dénaturé par le démiurge humain : comment faire ?

Il arrive parfois que ce qui s’impose à nous, ce qui s’oppose à notre volonté ou notre désir, nous fasse plus grandir que ce que nous aurions voulu par nous même ou du moins accepté. C’est une expérience que j’ai pu faire quelques fois dans ma vie. Je me suis alors retrouvé sur des chemins que je n’aurais jamais empruntés sinon, et qui débouchaient sur des prairies qu’en fin de compte je trouvais plus verte. En sera t‘il de même avec l’intrusion dans nos vies du Covid-19 et de ce qu’il a induit comme réponse mondiale ?

Histoire du travail, Images

Toulouse-Lautrec et les maisons closes

Si Toulouse-Lautrec n’est pas le premier à peindre des prostituées [1], il est en revanche le premier à leur avoir consacré une part significative de son œuvre. Mais que laisse-t-il entrevoir ainsi de leur métier ? Quel regard porte t’il sur elles et sur lui ? A quoi a t-il été sensible ? Finalement, peut-on dire qu’il rend compte d’un travail ?

Commençons cette enquête par la couverture d’Elles, un album de lithographies qu’il a consacré à cet univers féminin [2].

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Le monde inversé : l’homme de trait tirant une charrette conduite par un âne

Dans le sud de la France, il subsiste des traces d’une peinture privée, ignorée de l’histoire de l’art, qui remonte à la fin du moyen-âge [1]. Ces œuvres décoraient les maisons bourgeoises ou les tavernes. Elles sont rassemblées sous le terme générique de « plafonds peints », car c’est en étant placé aux cimes des habitations que certaines ont pu échapper aux rénovations ou aux destructions.

Elles abordent des thèmes souvent inconnus ailleurs. Les figures grotesques, le jeu ou la dérision notamment y avaient droit de cité [2]. En voici un bel exemple sonore :

Bouffatière 1

Evocation d’une bouffatière
Bouffatière 2

Plafond du Château du Capestang (vers 1450)

Agriculture

Sous la neige, leur maison… qui est aussi la nôtre

Avec l'autorisation de son auteur, Yves Pelletier, je publie cet article sur la vie naturelle des sols. Il vient compléter celui que j'ai posté en octobre de l'année dernière : C'est l'agroécologie qui va nous sauver ! Yves Pelletier vit à Rivière-du-Loup au Québec. Il est  agronome et a enseigné la philosophie au Cégep de sa ville. Nous partageons la même double compétence et la même sensibilité écologique. Il m'avait contacté en janvier, par l'intermédiaire de mon bloc-notes, en vue d'un article qu'il voulait publier dans sa société d'histoire locale sur l'introduction de la pomme de terre en Nouvelle-France. Il avait joint à un de ses messages cet article que j'ai trouvé à la fois intéressant et bien écrit. Je vous propose donc d'en profiter.

Actualité, Covid 19

Vivre dans un monde dénaturé par le démiurge humain : le Covid-19, nouvelle étape d’une prise de conscience collective

Cela fait un peu plus de 200 ans que l’Europe occidentale a trouvé les clés techniques, scientifiques et idéologiques qui ouvrent la boite de Pandore du productivisme et a engagé son irrésistible développement sur la planète. Mais depuis quand avons-nous pris conscience de ses effets délétères sur la nature ?

Histoire du travail

Vivre et travailler dans des climats extrêmes : l’exemple Lapon

Le changement climatique s’est immiscé dans toutes les têtes et y fait prospérer d’immenses craintes : comment les hommes, les plantes et les animaux pourront-ils s’y adapter ? Les Samis, le peuple autochtone de Laponie [1], l’a parfaitement réussi, dans des conditions climatiques différentes – le grand froid et la nuit polaire – mais tout aussi extrêmes que celles qui sont promises à nos enfants ou petits enfants. Ils l’ont réussi en ne cherchant pas à dominer la nature, mais en la connaissant intimement et en vivant en intelligence avec elle. Un exemple donc à méditer.

Actualité, Covid 19

Portrait du Covid 19 en leçon de vie sauvage

Le 28 avril dernier, le Premier Ministre, Edouard Philippe, dans sa présentation de la « stratégie nationale de déconfinement » devant le Parlement, a déclaré qu’il fallait « apprendre à vivre avec le Covid-19 et apprendre à nous en protéger ». C’était une assertion pleine de bon sens puisque nous ne disposons pas, et peut-être pour longtemps, de vaccins et de traitements de nature à juguler l’épidémie. Celle-ci joue, depuis plusieurs mois, le rôle inattendu de révélateur autant de ce que nous demeurons que de ce que nous sommes devenus. Depuis que le coronavirus est apparu en Chine puis s’est propagé à la planète entière, nous ne cessons d’apprendre, d’être à l’école de la vie, naturelle et sociale.

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