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Agriculture, Cinéma et travail, Histoire du travail

« Nous paysans », l’histoire animée des mutations agricoles

Fin février, France 2 a diffusé un magnifique documentaire sur les mutations qu’a connu ces cent dernières années le travail agricole dans les campagnes françaises : « Nous paysans » de Fabien Béziat et Agnès Poirier.

Nous paysans L'ancien et le nouveau

Quand le nouveau passe devant l'ancien…

Ce qui en fait à mes yeux la grande valeur, outre la qualité de sa construction, c’est la superposition toujours pertinentes d’images d’archives [1] sur le récit raconté par Guillaume Canet ou sur les paroles de paysans d’aujourd’hui.

Je vous suggère, si ce n’est déjà fait, d’aller le visionner sur le site de France 2 où il est encore visible jusqu’au 24 avril 2021.

Pour vous donner un avant-goût de ce que vous allez découvrir, voici l’introduction du film qui affiche clairement son ambition :

Il raconte en image l’histoire des bouleversements du travail de la terre dont j’avais rendu compte dans un article de 2017 que vous pouvez aussi consulter : Une révolution agricole à bout de souffle.

 

[1] Pour faire ses choix très judicieux, Fabien Béziat a collecté 500 heures d’images d’archives qu’il est allé chercher « du côté des cinémathèques régionales (films amateurs) et des actualités filmées des fonds plus traditionnels (Gaumont Pathé, Lobster, Ina…) » (source : entretien du 23 février 2021 pour le CNC).

Actualité

Une nouvelle année pour retrouver de la chaleur dans les rencontres humaines ? !

L’année dernière, j’avais titré mes vœux « 2020, une année sans faute ? » en soulignant que 20 sur 20 dans une scolarité, c’était la meilleure note que l’on pouvait obtenir. Le point d’interrogation laissait certes une certaine marge de manœuvre dans laquelle pouvait s’engouffrer une réalité moins glorieuse. Mais là quand même, elle a fait fort ! Comme quoi les vœux ne sont pas un exercice de divination et, aussi joyeusement qu’on les prononce, n’ont aucune prise sur l’avenir. C’est une politesse adressée à tous et une fenêtre ouverte sur l’espérance. Compte-tenu de la très mauvaise note obtenue par 2020 et de la présence toujours aussi active aujourd’hui d’une pandémie qui lui vaut ce très mauvais score, quelle fenêtre ouvrir lorsque sonneront les douze coups de minuit ?

Evénements

Cinq ans déjà !

J’ai publié mon premier article sur ce site le 22 décembre 2013. Cela fait donc maintenant 5 ans que je l’anime.

Au départ, mon intention était simplement d’accompagner le lancement de mon livre Le travail contre nature qui allait être édité en juin 2014. Mais au fur et mesure du temps, j’ai éprouvé de plus en plus de plaisir à produire des articles au terme de mes lectures, rencontres, visites ou voyages ; et j'ai infiniment goûté la liberté qu'offrait la toile de pouvoir les publier sans avoir à passer par un tiers. J’ai donc persisté dans cette voie.

Nouvelles réflexions

Produire sans travailler : les algues bleues-vertes

Ces algues sont les premières traces connues laissées par la vie sur notre terre. Elles remontent à 3.5 milliards d’années pour les plus anciennes [1]. Dans des mers chaudes peu profondes, elles ont formé au fur et à mesure de la croissance de leurs filaments, des concrétions calcaires que l’on appelle des stromatolites.

Lectures

Qui libérera le travail ?

Je reproduis ci-dessous, avec l'autorisation de Patrice Bride, son auteur, un billet qu'il a rédigé suite à sa lecture de Libérer le travail - Pourquoi la gauche s’en moque et pourquoi ça doit changer  de Thomas Coutrot, paru au Seuil cette année.

Ce livre me parait d’une ambition considérable, tenant le pari d’allier profusion et accessibilité des arguments. L’auteur ose aborder les questions majeures de notre époque sous l’angle si souvent négligé du travail, au sens fort de l’activité humaine (et pas seulement de l’emploi). Quelles voies pour une société plus équitable, plus respectueuse de l’environnement par la promotion de « la qualité du travail, exigence vitale » (p. 282) ? Quelle organisation coopérative du travail, contre les pratiques délétères du management taylorien, sans cesse enterré, sitôt renaissant ? Comment expliquer le renoncement des mouvements d’émancipation, « les deux gauches » dans la catégorisation de l’auteur 1, à disputer aux capitalistes le contrôle du contenu du travail ? C’est en soi une réussite du livre : dans une époque où il semble si difficile d’imaginer des alternatives à la compétition économique mortifère, à la prédation à courte vue des ressources minières, aux mirages de la sophistication technologique, aller chercher du côté du « travail vivant » ouvre des perspectives. Le propos est très documenté, tant à propos de l’histoire du mouvement ouvrier et des idées socialistes que dans les approches critiques actuelles. Tout en étant clairement militant, l’auteur ne prétend pas aux vérités définitives. Tout n’est pas convaincant, les arguments s’enchainent à vive allure, le fil de la cohérence est souvent difficile à tenir 2. Mais l’ouvrage a le grand mérite d’inciter à la réflexion, au débat, et même au témoignage 3. Alors, débattons !

Images

Jean-François Millet ou la poésie du geste

Jean-François Millet pourrait être le Saint patron des ergonomes ou figurer sur leur blason s’ils en avaient un. Il n’est pas de peintre en effet qui ait porté autant d’attention aux gestes et aux efforts de l’homme au travail, en même temps qu’aux effets qu’ils produisent sur lui. C’est ce que les œuvres reproduites dans cet article montrent à l’envie.

Actualité

Fêter le nouvel an, une heureuse convention

C’est un rite de passage annuel dont la date est arbitraire. Nous l’avons placé le 31 décembre à minuit et les Chinois entre le 21 janvier et le 19 février selon les années. Peu importe au fond, car il possède le charme biface de tout passage, entre ce qui a été – quoiqu’il ait été – et ce qui sera. Finalement, fêter ce moment c’est s’assurer d’un gain quoiqu’il advienne ensuite du jeu : se souhaiter le meilleur avant que la vie nous livre sa réponse. Tous mes vœux pour 2018 donc à ceux qui passeront par cette page en ce début d’année, et des vœux de courage et de réussite plus particulièrement à ceux qui préparent l’Agrégation de philosophie dont le thème cette année est celui de mon bloc-notes.

Depuis 2015, je profite aussi de ce moment pour dresser un bilan public de son activité.

Images

Amour, jeu, vol… et travail dans la peinture indienne

J’ai visité au Musée Guimet, en début d’année, une exposition de peinture indienne intitulée « Ascètes, sultans et maharajahs ». Le travail n’y était que fort rarement représenté, mais beaucoup d’autres activités humaines en revanche l’étaient. Cela m’a donné envie de poursuivre l’exploration de l’art pictural indien – dont j’ignorais tout – et d’engager en même temps une réflexion sur la manière dont nous distinguons et classons les activités qui nous occupent.

Les œuvres indiennes relèvent d’une multitude de genres : scènes de chasse et de batailles, portraits de souverains ou de dignitaires, effigies de dieux hindous ou de bouddhas, scènes tirées de la littérature religieuse, romanesque ou poétique, représentations de la flore ou de la faune… Cela forme un riche ensemble dans lequel j’ai puisé en appliquant deux filtres successifs. J’ai d’abord créé des sous-groupes d’activités que nous ne considérons pas comme un travail, mais qui ont avec lui un air de famille. La peinture indienne étant très codifiée et de qualité très inégale, j’ai ensuite privilégié les œuvres que je trouvais plastiquement les plus charmantes ou les plus originales au regard de notre tradition picturale afin que la réflexion soit précédée du plaisir des yeux ou de l’étonnement de l’esprit.

Actualité

« Travail – Techniques – Production » à l’Agrégation de philosophie 2018

Le travail, la (les) technique(s) et la production sont des thèmes que j’explore depuis de nombreuses années. A l’attention des étudiants préparant l’Agrégation de philosophie qui découvriraient l’existence de mon bloc-notes, j’ai établi un sommaire, regroupant par grandes catégories l’ensemble des articles qui y sont parus depuis décembre 2013, afin de faciliter leur consultation. Je suis convaincu qu’ils pourront trouver ici nombre de références, d'exemples et de réflexions utiles à leur méditation philosophique. Ils pourront en trouver également  dans Le travail contre nature, un essai présenté dans l'onglet Publication.

Voici le sommaire thématique de ce blogue. Il suffit de cliquer sur un titre pour ouvrir, dans une nouvelle fenêtre, l’article correspondant [pour consulter une version actualisée de ce sommaire, cliquer sur Sommaire thématique qui se trouve dans la rubrique de la colonne de droite Se repérer dans ce bloc-notes].

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Le sujet qui a été proposé aux étudiants lors de la deuxième épreuve d'admissibilité de la session 2018 a finalement été : "Les machines". Vous pouvez consultez l'article que je lui ai consacré, à partir du rapport du jury, en cliquant ici.

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Nouvelles réflexions

Le philosophe face au travail contemporain

Le développement des sciences humaines, à partir de la fin du XIX° siècle, a progressivement fait perdre à la philosophie l’hégémonie qui était la sienne pour penser l’homme. Quelle est sa légitimité aujourd'hui pour investir le champ du travail, occupé par de nombreuses disciplines plus anciennes qu’elle sur ce terrain, et bien outillés méthodologiquement et conceptuellement ?

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