Le travail contre nature

Le travail contre nature

Discussion du « Manifeste pour une démocratie du travail »

Damien, un ami membre des Ateliers Travail et Démocratie [1], a participé dans ce cadre à la rédaction collective d’un « Manifeste pour une démocratie du travail ». Il m’en avait envoyé le texte en même temps que je lui adressais mon « Manuel d’écologie du travail ».

Voici le lien vers la page du site où peut être téléchargé ce Manifeste (qui paraîtra en librairie le 17 avril 2026 aux éditions La Dispute).

Je me propose ici de le discuter, comme y invitent leurs rédacteurs. Je centrerai cette discussion sur leur décision épistémologique initiale et ses conséquences.

« Partir du travail »

L’objectif du Manifeste est de « montrer qu’on doit et peut revitaliser la démocratie en partant du travail ». Cela suppose donc de s’expliquer sur ce qui est entendu ici par « travail », ce mot du quotidien dont l’heureuse polysémie est en même temps un piège pour la pensée, car elle risque de s’y engluer si elle ne veille pas en permanence à ne pas glisser dans son usage, sans s’en rendre compte, d’une signification à une autre.

Les auteurs en sont conscients. Le premier chapitre est en effet consacré à cette question puisqu’il s’intitule « Le travail réel, ça veut dire quoi ». Ils prennent toutefois la décision de ne pas laisser seule la notion de travail, mais de la qualifier. Cette qualification ne s’oppose pas ici au fictif, mais au prescrit. Travail prescrit et travail réel forment un couple indissociable mis en lumière par l’ergonomie. C’est un écart, une tension entre ce qui est à faire et ses conditions de réalisation. Mais cette qualification mise en avant d’entrée de jeu évite aux auteurs de s’interroger sur le « travail ». Elle les projette en effet immédiatement dans une problématique particulière. On comprend pourquoi car ils précisent que leur « hypothèse politique repose sur la considération du travail réel (…) C’est à partir du travail réel que peut se déployer l’émancipation et la démocratie ».

Mais quelle est donc la conception du « travail » sous-jacente au « travail réel » ? Elle n’est pas explicite dans le texte, mais facile à identifier à travers les contextes de son utilisation. Le travail ici n’est envisagé que comme rapport social, ce qui est cohérent avec l’objectif politique des auteurs. Sa dimension anthropologiquement première de rapport des hommes à la nature est quasiment absente. Cela se manifeste par exemple dans les limites données aux « sciences du travail ». Ne sont en effet citées que des sciences humaines : ergonomie, psychologie, sociologie, ergologie. Sont absents toutes les sciences du travail qui éclairent le vivant et qui, seules, ont les moyens scientifiques de nous alerter sur les conséquences du travail planétaire : l’agronomie, l’océanographie, la géologie, la biologie, la climatologie… En outre, et c’est un point majeur dans une perspective de sortie du techno-productivisme destructeur du vivant, ce sont ces sciences – auxquelles il faut alors ajouter l’écologie industrielle – qui fournissent les prescriptions de nature à préserver notre planète de nos excès. Ces sciences de l’ingénieur mettent déjà au point les dispositifs du futur. L’agriculture biologique par exemple dispose de techniques et de méthodes scientifiques assurées. Sa marginalité a des causes économiques et politiques, pas scientifique.

Les préoccupations écologiques ne sont certes pas absentes du Manifeste. C’est même une des cinq raisons présentées dans le chapitre 2 pour laquelle la démocratisation du travail apparait aux rédacteurs comme un objectif légitime et nécessaire : « Démocratiser le travail s’impose aussi pour prévenir, atténuer et réparer les catastrophes et dégradations écologiques. Si l’ignorance est souvent la première excuse des grands industriels pour justifier la destruction de l’environnement, les recherches révèlent bien souvent que ces entreprises étaient au courant des pollutions inhérentes à leurs activités et que les alertes n’ont pas été prises en compte ».

On peut effectivement penser que démocratiser le travail empêcherait, grâce à la libération de l’expression des travailleurs et leur participation aux décisions, que des situations dangereuses mettent en péril l’environnement de l’entreprise. Ce ne pourrait être toutefois qu’une protection a posteriori. Quelle remise en cause a priori, sur la base du travail réel, serait il possible, par exemple du nucléaire ?

Oblitérer la dimension anthropologique du travail, c’est se priver d’une voie d’accès majeure aux problèmes écologiques que l’innovation technique et productiviste ne cesse de faire naitre sous nos pieds. C’est la raison pour laquelle j’ai intitulé mon ouvrage Manuel d’« écologie du travail ». L’écologie du travail, ce n’est pas seulement bien traiter les hommes dans leurs activités productives, c’est aussi bien traiter la nature pour que nous puissions continuer de vivre en complicité avec elle, comme part d’elle. Ma conviction épistémologique est que cela suppose de toujours considérer le travail dans son caractère bifide.

Pourquoi seulement partir du travail « réel » ?

Le Manifeste commence par se faire l’écho d’« une même plainte » : perte du « sens du travail » ; des « organisations actuelles (…) qui l’intensifient et le déshumanisent au nom de la concurrence mondiale ou de la réduction des déficits » ; des « algorithmes (…) qui ont pu simplifier certaines tâches, mais contribuent souvent à réduire le travail à des objectifs chiffrés et permettent d’introduire de nouvelles formes de contrôle des salariés ».

Le travail dont il s’agit ici est entendu comme un singulatif [2]. C’est le travail à hauteur d’homme, tel qu’il est vécu par celui qui l’exerce. Toutefois, celui qui est dénoncé, qui est la cause de cette plainte, n’est pas un singulatif, mais un collectif : c’est le « travail capitaliste » dont l’échelle est aujourd’hui mondiale. C’est un exemple du glissement de sens du mot travail que j’évoquais précédemment, qui permet de désigner d’un même mot deux niveaux de réalité différents.

Partir du travail réel, c’est se placer du côté de ceux qui subissent, du côté du travail subordonné, celui qui a affaire avec des prescriptions qui ne prennent pas en compte, ou mal, les conditions réelles de sa réalisation. C’est un engagement qui honore ses participants. Mais on peut se placer du côté des travailleurs, sans pour autant limiter ses angles d’approche et ses méthodes d’investigation. Pour moi, c’est un peu comme si un ouvrier dans son atelier disposait de multiples outils adaptés à la résolution de problèmes complexes et variés, et décidait de ne toujours utiliser que le tournevis…

Lors de la présentation publique du Manifeste fin janvier, plusieurs intervenants ou participants sont intervenus sur ce même thème, en se demandant si on peut imaginer un futur désirable sur la base de la seule entrée du travail réel et de la problématique de l’écart du prescrit et du réel, que Dominique Méda qualifia de « modèle de la panne ».

Un « travail non professionnel » pensé sur le modèle du travail capitaliste

Les sciences humaines du travail sont pour la plupart nées en Occident au XIX° siècle, dans un contexte marqué par l’industrialisation et ses effets pathogènes sur les travailleurs. Leurs analyses ont d’abord essentiellement porté sur des entreprises industrielles, puis se sont ouvertes aux entreprises de service, aux organisations publiques ou associatives. Aujourd’hui, elles cherchent à prendre en compte d’autres occurrences du travail, notamment le travail domestique.

Le Manifeste à son sujet parle de « travail domestique ou reproductif ». Est ainsi désigné « l’ensemble des activités invisibilisées mais indispensables à la survie et au bien-être des individus et des sociétés : préparer les repas, nettoyer, prendre soin des enfants, des personnes âgées ou malades, organiser la logistique quotidienne… Ce travail, en grande majorité assuré par les femmes, constitue la base sur laquelle repose la production économique et sociale ».

Le travail domestique est par essence un travail acapitaliste. Il est donc intéressant et instructif de l’examiner car il conduit à repenser, sous l’angle du partage, les notions de travail et de rémunération. C’est un exercice auquel je me suis essayé dans un article paru en 2014 (consultable en cliquant sur son titre « Le travail domestique, intime et clandestin »). Mais à la lecture du Manifeste j’ai eu l’impression qu’il n’était pas considéré pour lui-même, mais avec des concepts venus d’ailleurs. J’en relèverai deux indices.

J’ai été d’abord surpris par cette expression de « travail reproductif » car si travail domestique et reproductif se recoupent en partie, ce n’est pas la même chose. Les connotations non plus ne sont pas les mêmes. J’imagine que cette expression fait écho au concept marxiste de reproduction de la force de travail. Or, si le travail domestique vise bien cette reproduction, il le déborde largement car il s’insère dans une vie familiale ou amicale beaucoup plus large.

Mais c’est la proposition faite à son égard qui m’a fait penser que le travail reproductif était conçu comme une extension au domicile du travail « professionnel ». Il est en effet proposé de « politiser le travail reproductif » en accordant « au travail domestique des droits similaires au droit du travail salarié » (droit à l’arrêt de travail en cas de maladie, droit à la retraite) ». Le travail domestique n’est qu’exceptionnellement un travail marchand. Accorder des droits de salarié aux travailleurs domestiques, c’est donc les faire prendre en charge par l’impôt ou des cotisations, dans une assimilation identitaire qui me semble réductrice.

Nous baignons depuis 300 ans dans une civilisation technico-productiviste qui a formaté le travail tel qu’on le connait aujourd’hui. C’est un travail qui a mauvaise réputation, et qui génère notamment, comme le rappelle le Manifeste dans son introduction, « deux manières opposées de (le) voir » : le refuser ou l’émanciper. Le risque toutefois dans les deux cas, c’est de n’avoir qu’une approche réactive qui finalement ne se positionne qu’en référence à ce qui est rejeté. C’est la raison pour laquelle je suis convaincu qu’il faut se libérer de cette entrave du travail connu actuel pour pouvoir penser le travail futur. Pour s’y exercer, il est un bain de jouvence : enquêter sur le travail dans sa longue histoire (il est né en même temps que l’espèce humaine, même si le mot pour le dire est apparu récemment) et sur les formes qu’il a pu prendre dans différentes cultures ou civilisations. On peut y avoir accès, en acceptant leurs incomplétudes, par l’histoire et l’ethnologie notamment. Le travail domestique fait partie de ces formes étrangères au travail capitaliste – même s’il en subit les effets –, d’où l’intérêt de le regarder dans sa logique propre. Il est en effet le seul qui ait cette caractéristique et soit toujours universellement pratiqué, donc parfaitement observable.

Démocratiser le travail

Ces remarques épistémologiques n’enlèvent évidemment rien à l’intérêt et à la valeur de l’objectif politique qui rassemble ce collectif. Leur Manifeste fournit dans son deuxième chapitre (« Pourquoi démocratiser le travail »), outre celui de l’écologie dont j’ai déjà parlé, toute une série d’arguments qui viennent l’étayer :

  • Celui de la dignité humaine : « les personnes au travail ne sont ni des « ressources » ni du « capital humain », mais des membres de « la famille humaine » pour reprendre les termes de la Déclaration Universelle des Droits Humains (…) Partant de ce principe, rien ne justifie que les personnes soient de droit ou de fait, exclues de la prise de décision sur une sphère cruciale de leur vie : leur travail et son organisation ».
  • Celui de la logique démocratique : « Comment justifier que le principe démocratique soit réservé au seul champ de la cité ? Comment justifier que des citoyen·nes supposé·es libres et égales en droit dans la sphère politique, demeurent subordonné·es dans la sphère économique ? »
  • Celui de la santé publique : « L’insoutenabilité organisée du travail engendre un véritable problème de santé publique. Ses principales causes sont bien identifiées par (les études de la Dares [3]) : l’intensité du travail, le manque d’autonomie et l’absence de participation des salarié.es aux décisions. On sait en effet que la possibilité de s’exprimer et de peser sur les choix d’organisation du travail, même de façon limitée, a des répercussions positives sur la santé ».
  • Celui de la politique : « Au-delà de la sphère privée, le mal-être au travail impacte aussi les comportements civiques (…) Il est établi que la participation politique décline à mesure que le travail perd en autonomie et en intérêt. Ou que l’absence d’autonomie au travail favorise fortement l’abstention : à métier et qualification identiques, les personnes soumises à un travail répétitif, sans marge de manœuvre, sans possibilité de peser sur les décisions qui les concernent, tendent à s’abstenir beaucoup plus que les autres. Il ne s’agit pas seulement d’un effet de la position sociale, mais aussi et surtout du mode d’organisation du travail ».

Dans le champ politique, la démocratie est loin d’être un système parfait. Les peuples peuvent démocratiquement élire des dirigeants qui excitent les divisions et les violences, plus qu’ils ne rassemblent leur peuple et les nations. Les Etats-Unis en sont une preuve vivante, et loin d’être la seule. Le meilleur des systèmes serait celui qui permettrait d’assurer la permanence de la paix intérieure et extérieure. Malheureusement, il n’existe pas.

Si tous les régimes sont imparfaits, la démocratie, en légalisant des contre-pouvoirs, a l’avantage sur les autres de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. La question toutefois se pose de savoir, dans les périodes très troublées qui s’annoncent, comment encore les renforcer. Sur ce plan, le Manifeste fournit une référence qui milite fortement pour la démocratisation du travail. En effet, dans une étude de 2024 [4], Thomas Coutrot montre que les comportements électoraux sont influencés par les conditions de vie au travail, les plus pénibles (absence d’autonomie, horaires atypiques, pénibilité physique) conduisant plus fréquemment à l’abstention ou au vote d’extrême droite.

Des propositions sociales à expérimenter

La conception de propositions en réponse à un diagnostic est un exercice qui reste difficile : jusqu’où aller pour être compris et suivi, tout en restant à la hauteur des problèmes à résoudre ? Les propositions sont en effet toujours sous la menace d’être considérées comme trop tièdes et inefficaces ou trop brûlantes et insoutenables. Ce n’est pas dans ce registre, du trop ou du trop peu, que je souhaite les évoquer.

La proposition centrale avancée par le Manifeste est de déployer des « enquêtes actions » qui dépasserait le cadre limité des enquêtes institutionnelles prévues par le Code du travail pour s’inscrire dans la permanence. « Pour construire une stratégie de démocratisation du travail, l’approche qui nous semble faire référence est celle de l’enquête ouvrière, ou enquête-action sur le travail réel, qui vise à articuler production de connaissance et mobilisation ». Ces enquêtes seraient conduites par les syndicalistes (chapitre 3) et élargies aux acteurs du territoire (chapitre 4) car« l’enquête sur le travail au sein d’une organisation fait souvent ressortir l’enjeu des rapports avec les activités en amont et en aval, et avec le territoire ». Ainsi étendue, elle permettrait d’intégrer des enjeux écologiques.

Le Manifeste propose également d’instituer des « délégués du travail réel » : « Pour améliorer les politiques de prévention des atteintes à la santé au travail, et renforcer le pouvoir d’agir démocratique des travailleur·es sur le travail, nous proposons l’élection de « représentants du travail réel » (…) Cette nouvelle institution permettra d’organiser la prise de parole des salarié·es sur leur travail réel, la remontée d’informations et de propositions d’amélioration sur son organisation au plus près du terrain. Les représentant·es du travail réel siègeront, avec les représentants de la direction, dans un CHSCT rénové qui (…) aura des droits élargis, incluant l’analyse des impacts de l’activité de l’entreprise sur l’environnement, et un droit de veto suspensif sur les décisions managériales menaçant la santé humaine ou environnementale » (chapitre 5).

Ces propositions sont en cohérence avec l’affirmation que l’émancipation des travailleurs passe par le privilège accordé au travail réel. Mais la compétence d’enquête serait une compétence nouvelle pour nombre de travailleurs et de syndicalistes. Sa maîtrise n’a rien d’évident. Les propositions sociales les mieux intentionnées peuvent se fracasser sur le réel. Il y a en effet le même écart entre le prescrit et le réel dans le travail, qu’entre une proposition sociale et sa mise en œuvre. C’est pourquoi il me semble qu’une telle innovation suppose des accompagnements et des expérimentations. L’engager immédiatement à grande échelle serait lui faire prendre le même chemin que la loi Auroux qui a instauré le droit d’expression des salariés sur les conditions et l’organisation du travail. Elle existe toujours dans le Code du travail tout en étant bien peu utilisée dans les organisations.

Reste évidemment à savoir quelles forces syndicales et politiques seraient prêtes à s’engager dans cette voie pour la rendre opérationnelle ? C’est l’enjeu maintenant auquel se trouve confronté les acteurs du Manifeste.


[1] Les Ateliers Travail et Démocratie regroupent des syndicalistes, des chercheurs, des intervenants en santé au travail, en formation, en organisation et des citoyens, qui souhaitent porter dans le débat public l’idée que le travail est une grande question politique et soutenir toutes initiatives de démocratisation du travail.

[2] Pour la distinction singulatif / collectif du travail, voir le Manuel d’écologie du travail, page 10

[3] La Dares (Direction de l’Animation, de la Recherche, des Etudes et des Statistiques) est la direction du Ministère du Travail qui produit des analyses, des études et des statistiques sur les thèmes du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social.

[4] Thomas Coutrot. « Le bras long du travail. Conditions de travail et comportements électoraux ». Documents de travail Ires, n° 01, 2024. Thomas Coutrot a participé à l’élaboration du Manifeste.

Le travail contre nature

Sommaire thématique

Le tableau ci-dessous classe par grands thèmes les 193 articles publiés dans ce bloc-notes de 2013 à 2025. Il suffit de cliquer sur un titre pour consulter le texte correspondant dans un nouvel onglet.

  • Certains articles participent de plusieurs problématiques, aussi peuvent-ils figurer dans plusieurs rubriques.
  • L’indication (Le travail contre nature) ou (Manuel d’écologie du travail) signifie que l’article est tiré de l’un ou l’autre de ces ouvrages.

Rappel : quelques exemplaires du premier sont encore disponibles (édition originale. Se rendre à la page « Publications ») ; le second peut être téléchargé dans son intégralité (se rendre aux vœux du nouvel an 2026) ;

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  • Les thèmes sont les suivants :
    • Qu’est ce que le travail ?
    • Technique et productivité du travail
    • Technologies numériques
    • Production
    • Histoire du travail
    • Le travail par métier
    • Hiérarchies et subjectivité au travail
    • Travail et relation à l’animal
    • Politique (et idéologie) du travail
    • Politique – écologie – société
    • Le travail dans les arts
    • Chanter le travail – chanter au travail
    • Vœux du Nouvel an

Tableau à jour au 31 décembre 2025

N° ordreQu’est ce que le travail ?Date de publication
6Le travail créateur au Collège de France06/01/2014
7Le travail est-il un instrument de torture ? (Le travail contre nature)10/01/2014
9Une notion anthropologique et culturelle (Le travail contre nature)24/01/2014
15L’allégorie du travail et de sa rémunération (Le travail contre nature)06/03/2014
28Le travail domestique, intime et clandestin29/05/2014
33Le travail est un nom collectif06/07/2014
42Le travail créatif à Charlie Hebdo10/01/2015
47Le tour du monde de l’idée de nature11/03/2015
48Qui travaille ?26/03/2015
50Réfléchir sur le travail à partir d’une photographie de Salgado29/04/2015
54La nature escamotée du travail : le cas Marx08/06/2015
57Le travail n’est que social17/08/2015
65La nature escamotée du travail : le cas Piketty21/12/2015
81Tripalium, une étymologie populaire mais fausse11/09/2016
151« The mechanicals » de Leon Ford ou le travail mort ressuscité17/02/2021
171La tapisserie de Bayeux : Faire la guerre est ce travailler ?15/02/2023
183Le travail contre nature : entretien en balado19/02/2025
187C’est quoi ce travail ! (Manuel d’écologie du travail)
Épistémologie et philosophie du travail
1Le langage, condition du travail (Le travail contre nature)22/12/2013
2En guise de préface : le retour à Ithaque (Le travail contre nature)24/12/2013
10Une philosophie du travail mal menée01/02/2014
11Le renversement de la hiérarchie des valeurs (Le travail contre nature)07/02/2014
12Un essai pour penser autrement la responsabilité sociale des entreprises15/02/2014
18La nature cachée du travail ou le grand renversement (Le travail contre nature)21/03/2014
25Les risques psychosociaux sont-ils un objet scientifique ?08/05/2014
26Lexique (Le travail contre nature)16/05/2014
44Les valeurs au travail05/02/2015
49Présentation du « Travail contre nature »09/04/2015
54La nature escamotée du travail : le cas Marx08/06/2015
65La nature escamotée du travail : le cas Piketty21/12/2015
67Passer par le travail pour penser l’écologie politique25/01/2016
90Méthode pour que s’évanouisse le mirage de la valeur12/02/2017
95Le philosophe face au travail contemporain11/06/2017
118Les machines14/12/2018
Technique et productivité du travail
19L’homme et la machine sous les yeux de l’artiste28/03/2014
20La dernière frontière04/04/2014
24Un « dit moral » pour les temps modernes (Le travail contre nature)02/05/2014
67Passer par le travail pour penser l’écologie politique25/01/2016
79Le vent et le galérien14/08/2016
82Les mutations du travail : le cas de l’agriculture16/10/2016
85De la productivité du travail et de certaines de ses conséquences18/12/2016
97La révolution du travail agricole en trois représentations13/08/2017
98Une révolution agricole à bout de souffle10/09/2017
118Les machines14/12/2018
130C’est l’agroécologie qui va nous sauver !17/10/2019
143Sous la neige, leur maison qui est aussi la nôtre16/07/2020
168Les shadoks, ces héros du labeur inefficace16/11/2022
172Mais comment s’y sont ils pris pour accrocher Jésus sur sa croix ?07/04/2023
188La technicité du travail (Manuel d’écologie du travail)15/10/2025
191L’hydre productiviste (Manuel d’écologie du travail)03/12/2025
Technologies numériques
177Les technologies numériques, fer de lance de la révolution industrielle ou son chant du cygne ?14/02/2024
178Rien de virtuel dans les réseaux numériques planétaires !17/04/2024
185L’intelligence artificielle sera-t-elle la marionnettiste du travail ?18/06/2025
186L’Estonie, le pays du numérique entoilé17/09/2025
Production
54La nature escamotée du travail : le cas Marx08/06/2015
58Produire sans travailler : les trésors de la terre01/09/2015
63Le réchauffement climatique, cause d’une conversion écologique29/11/2015
64Un accord planétaire pour l’humanité en germe13/12/2015
65La nature escamotée du travail : le cas Piketty21/12/2015
117Produire sans travailler : les algues bleues-vertes16/11/2018
143Sous la neige, leur maison qui est aussi la nôtre16/07/2020
Histoire du travail
23La leçon de labourage18/04/2014
55Hokusai ou le travail japonais avant Toyota29/06/2015
70Le Pont du Gard, un travail de Romain14/03/2016
89Travailler, même au Paradis15/01/2017
98Une révolution agricole à bout de souffle10/09/2017
112Le voyage en Egypte ancienne, antidote contre l’obsolescence programmée15/06/2018
114Les Néandertaliens au travail ou comment concilier l’utilité et l’esthétique17/08/2018
126Le travail de l’eau dans le désert du Thar (Rajasthan)14/06/2019
139Les mutations longues du travail : le cas de la médecine dans les sanctuaires d’Esculape16/04/2020
141Vivre et travailler dans des climats extrêmes : l’exemple Lapon21/05/2020
145Toulouse-Lautrec et les maisons closes17/09/2020
152« Nous paysans », l’histoire animée des mutations agricoles10/03/2021
154Les impressionnistes et leurs successeurs, témoins de l’industrialisation de la France (1870-1914) – 1° partie12/05/2021
155Les impressionnistes et leurs successeurs, témoins de l’industrialisation de la France (1870-1914) – 2° partie16/06/2021
Le travail par métier
28Le travail domestique, intime et clandestin29/05/2014
39Que vaut le travail éducatif ?20/11/2014
73Ouvrières chez Bidermann16/05/2016
78Le forgeron de Paul Klee10/07/2016
82Les mutations du travail : le cas de l’agriculture16/10/2016
94Le chant du styrène d’Alain Resnais (plasturgie)14/05/2017
96L’usine pantomimée16/07/2017
97La révolution du travail agricole en trois représentations13/08/2017
98Une révolution agricole à bout de souffle10/09/2017
106Le métier du trédeur, entre virtualité et réel16/03/2018
113Le Futuroscope, l’île aux loisirs20/07/2018
126Le travail de l’eau dans le désert du Thar (Rajasthan)14/06/2019
130C’est l’agroécologie qui va nous sauver !17/10/2019
132Le travail pénitentiaire19/12/2019
139Les mutations longues du travail : le cas de la médecine dans les sanctuaires d’Esculape16/04/2020
145Toulouse-Lautrec et les maisons closes17/09/2020
Hiérarchies et subjectivité au travail
8Le tango, forme idéale du travail coopératif17/01/2014
11Le renversement de la hiérarchie des valeurs (Le travail contre nature)07/02/2014
13Insécurité et sécurité au travail (Le travail contre nature)21/02/2014
44Les valeurs au travail05/02/2015
46Le travail de destruction, une méthode de recrutement02/03/2015
72Kafka écartelé entre son travail et le bureau18/04/2016
74Faut-il perdre sa vie à la gagner ?19/05/2016
76Travailler moins est-ce vivre mieux ?16/06/2016
80Agir sur soi ou ses conditions de vie : Montesquieu04/09/2016
83Peut-on manager pour renforcer le lien social en entreprise ?13/11/2016
84Faire Président sous la V° République22/11/2016
147Le Greco : c’est dans la valeur donnée à l’œuvre que se reconnait le travail19/11/2020
189Subordination et hiérarchies au travail (Manuel d’écologie du travail)04/11/2025
Travail et relation à l’animal
165Rosa Bonheur et le travail animal : « Le Labourage Nivernais »18/05/2022
166Du travail animal15/06/2022
167Travailler avec les animaux14/09/2022
173La représentation de l’intériorité animale dans la peinture occidentale à partir du XVII° siècle14/06/2023
175La figuration des animaux en régime naturaliste : de la brute au Memento animalis es15/11/2023
179Jean Jacques Audubon, un peintre d’oiseaux sans âmes, devenu défenseur de la nature ?12/06/2024
Politique (et idéologie) du travail
21La convoitise, levier du productivisme12/04/2017
22Que serait une politique écologique du travail (Le travail contre nature)18/04/2014
33La gauche et le travail06/07/2014
40D’un usage politique du travail18/12/2014
54La nature escamotée du travail : le cas Marx08/06/2015
56La croissance jusqu’où ?13/07/2015
59Le travail et la loi13/09/2015
60Peut-on partager le travail sans partager les richesses ?13/10/2015
65La nature escamotée du travail : le cas Piketty21/12/2015
67Passer par le travail pour penser l’écologie politique25/01/2016
68Des principes essentiels du droit du travail03/02/2016
73Ouvrières chez Bidermann16/05/2016
75La loi Travail ou le défi du développement syndical03/06/2016
91Le revenu universel, fossoyeur ou rédempteur du travail ?12/03/2017
92Taxer les robots pour valoriser le travail09/04/2017
93Jusques à quand abuseras-tu de notre patience, Sainte croissance ?20/04/2017
105Des formations communes pour développer la culture du dialogue social en France13/02/2018
115Qui libèrera le travail ?15/09/2018
116Projet de loi PACTE ou comment repenser la place des entreprises dans la société afin que rien ne change19/10/2018
127Comment intégrer la diversité sociale et l’idiosyncrasie dans les débats ?11/07/2019
125« Femmes, travailleuses et pauvres. C’est ça qui nous rassemble »17/05/2019
131Le travail est une fiction – Illustration par l’art soviétique14/11/2019
150Une guerre mondiale, sociale, est-elle en cours ?15/01/2021
162L’Utopie de Thomas More, aux prémices de l’idée de revenu universel ?16/02/2022
181La Chine sous Mao ou le travail pris dans les filets de l’idéologie – 1ère partie13/11/2024
184La Chine sous Mao ou le travail pris dans les filets de l’idéologie – 2ème partie16/04/2025
Politique – écologie – société
84Faire Président sous la V° République22/11/2016
135Brexit : une décision mère en attente de filles08/02/2020
136Le témoignage Mycénien d’une domination masculine défaite08/03/2020
138Un virus n’est pas un ennemi, mais un collègue en naturalité01/04/2020
140Portrait du Covid 19 en leçon de vie sauvage02/05/2020
141Vivre et travailler dans des climats extrêmes : l’exemple Lapon21/05/2020
142Vivre dans un monde dénaturé par le démiurge humain : le Covid-19, nouvelle étape d’une prise de conscience collective18/06/2020
146Vivre dans un monde dénaturé par le démiurge humain : comment faire ?15/10/2020
148Le tambour chamanique Sami, une représentation de la place des hommes dans le monde17/12/2020
157Portrait du Covid 19 en leçon de vie politique04/09/2021
158La peinture chinoise des lettrés ou comment célébrer l’harmonie de l’homme avec la nature13/10/2021
163L’émancipation des femmes, aussi une affaire d’hommes08/03/2022
164Militaire ou civile, la folie nucléaire22/03/2022
181La Chine sous Mao ou le travail pris dans les filets de l’idéologie – 1ère partie13/11/2024
183Le travail contre nature : entretien en balado19/02/2025
184La Chine sous Mao ou le travail pris dans les filets de l’idéologie – 2ème partie16/04/2025
190La nature escamotée du travail (Manuel d’écologie du travail)19/11/2025
192Pour une civilisation de la nature habitée (Manuel d’écologie du travail)17/12/2025
Le travail dans les arts
4Des chevaux et de la ferraille29/12/2013
14Rendre théâtrale une critique du travail inspirée de Spinoza28/02/2014
16Dessin de Fac15/03/2014
28Carl Larsson, peintre du travail domestique29/05/2014
32Courir en tout sens comme des lapins sans tête26/06/2014
55Hokusai ou le travail japonais avant Toyota29/06/2015
72Kafka écartelé entre son travail et le bureau18/04/2016
78Le forgeron de Paul Klee10/07/2016
87Jérôme Bosch : le jardin des délices et du désœuvrement15/01/2017
88Le petit Paradis illustré15/01/2017
94Le chant du styrène d’Alain Resnais (plasturgie)14/05/2017
96L’usine pantomimée16/07/2017
97La révolution du travail agricole en trois représentations13/08/2017
101Le travail insensé12/11/2017
102Amour, jeu, vol… et travail dans la peinture indienne17/12/2017
109Jean-François Millet ou la poésie du geste14/04/2018
111Jean-François Millet, peintre de la condition humaine18/05/2018
120« Construire » de Jean Benoit-Lévy – 193418/01/2019
124Picasso en travail pour accoucher de « La Vie » – 190326/04/2019
128L’homme à la croisée des chemins, Diego Rivera, 193415/08/2019
134Peindre le travail et la reconstruction. Les Constructeurs de Fernand Léger15/01/2020
144Le monde inversé : l’homme de trait tirant une charrette conduite par un âne13/08/2020
145Toulouse-Lautrec et les maisons closes17/09/2020
147Le Greco : c’est dans la valeur donnée à l’œuvre que se reconnait le travail19/11/2020
151« The mechanicals » de Leon Ford ou le travail mort ressuscité17/02/2021
154Les impressionnistes et leurs successeurs, témoins de l’industrialisation de la France (1870-1914) – 1° partie12/05/2021
155Les impressionnistes et leurs successeurs, témoins de l’industrialisation de la France (1870-1914) – 2° partie16/06/2021
158La peinture chinoise des lettrés ou comment célébrer l’harmonie de l’homme avec la nature13/10/2021
159Peinture chinoise et représentations du travail15/12/2021
165Rosa Bonheur et le travail animal : « Le Labourage Nivernais »18/05/2022
170La tapisserie de Bayeux ou la victoire de la logistique18/01/2023
171La tapisserie de Bayeux : Faire la guerre est ce travailler ?15/02/2023
180Le portrait de Louis Pasteur par Albert Edelfelt ou comment représenter le travail scientifique11/09/2024
Chanter le travail – Chanter au travail
153« Les mains d’or » de Bernard Lavilliers14/04/2021
156« Work song » de Nina Simone14/07/2021
161Le chant du bonimenteur pour attirer le chaland19/01/2022
174« Le Poinçonneur des Lilas » ou le travail – réducteur de tête13/09/2023
Vœux du nouvel an
5Vive 201431/12/2013
412015 Droit devant31/12/2014
66Espérer plutôt que regretter. Vive 2016 !31/12/2015
86Des vœux de joie et de paix pour 201731/12/2016
103Fêter le nouvel an, une heureuse convention31/12/2017
119En 2019 place au débat d idées pour un projet européen rénové !31/12/2018
1332020 une année sans faute ?31/12/2019
149Une nouvelle année pour retrouver de la chaleur dans les rencontres humaines ? !31/12/2020
1622022, une année pour préparer l’avenir ou préserver le passé ?31/12/2021
169Depuis Taïwan des vœux en forme de calendrier chinois31/12/2022
176La paix ! La paix ! La paix !31/12/2023
182Retour d’un brin de sagesse politique en 2025 ?31/12/2024
193Un livre offert pour méditer et débattre en 202631/12/2025

Le travail contre nature

Le travail contre nature : entretien en balado

Bertrand Jacquier, un collègue psychologue du travail, tient avec talent, depuis un an, une fort intéressante chaine de baladodiffusion (podcasting) sur les questions du travail.

Lecteur de mon livre et de mon bloc-notes, il m'a proposé un entretien dont Le travail contre nature serait le fil rouge. J'ai évidemment accepté.

Voici le balado qu'il a réalisé à partir de cet entretien.

Vous pouvez écouter ses balados et vous abonnez à sa chaine en vous y connectant par ce lien : Le psy du travail

 

 

Le travail contre nature

La paix ! La paix ! La paix !

Le nouvel an, c’est la période des vœux, alors autant commencé par celui-ci !

Il n’y a pas de bonheur privé possible sous les bombes et les atrocités de la guerre. Nous en sommes heureusement épargnés en France, mais elle est à nos portes : en Ukraine depuis bientôt deux ans [1], les massacres en Israël puis l’effondrement de Gaza en représaille cette année. En 2022, 56 États connaissaient un conflit armé sur leur territoire [2]. Quel gâchis ! Quel déploiement de violence ! Comment imaginer relever les défis du changement climatique et renouer un rapport raisonnable à la nature si au lieu de nous soucier du monde qui nous entoure et nous permet de vivre, nous cultivons la haine et l’esprit de revanche au sein de notre espèce ?

Alors oui, ce sera mon premier vœu. Qu’il n’ait en lui-même aucune efficacité, c’est le propre de tous les vœux. Ils sont là pour témoigner auprès de nos proches du bien qu’on leur souhaite. Alors j’en ajouterai deux : que tous ceux qui ici me lisent connaissent cette paix du corps qu’on appelle la santé et le bonheur de relations riches et joyeuses avec ceux qui les entourent et qu’ils aiment.

Bonne année 2024, envers et contre tout !

Kunming, le 31 décembre 2023 à minuit

Le travail contre nature

2020, une année sans faute ?

20 sur 20, c’est la meilleure note qu’on puisse obtenir. On peut donc toujours espérer, avant qu’elle n’ait commencé, que ce soit le score de cette nouvelle année. Mais comme il n’est pas sûr qu’elle soit parfaite, je souhaite à tous mes lecteurs, occasionnels ou réguliers, qu’ils y trouvent quoi qu'il leur arrive quelques niches de sérénité, de bonheur et de chaleur humaine.

Le travail contre nature

Merde !

Caricature Rocha 16-4-2019

C’est le cri du cœur que Rocha, caricaturiste de La Jordana, fait pousser à une gargouille de Notre Dame, entourée par les flammes de l’incendie qui embrase sa cathédrale. En voyage au Mexique, je l’ai découvert dans ce quotidien qui a consacré ses douze premières pages au terrible événement.

En regardant quelques films qui tournent en boucle sur internet, m’est revenu en tête le drame qu’a également connu le 19 septembre 1914 sa sœur de Reims, du fait de bombardements allemands.

Le travail contre nature

Des oubliés qui mériteraient mieux !

Ils n’ont quasiment pas été consultés en 2025. C’est bien dommage !

N’hésitez pas à vous plonger dans leur lecture et à les commenter.

Titre de l’article

 

Date de publication

 




Une révolution agricole à bout de souffle


Septembre 2017

 




C’est l’agroécologie qui va nous sauver


Octobre 2019

 




Le travail et la loi


Septembre 2015

 




D’un usage politique du travail


Décembre 2014

 




Le travail domestique, intime et clandestin


Mai 2014

 

Histoire du travail, Le travail contre nature

Le voyage en Égypte ancienne, antidote contre l’obsolescence programmée

Pendant les quelques jours passés au Caire, en mars dernier, que j’ai consacrés à admirer les œuvres que nous y a laissées l’Egypte ancienne, j’ai été à nouveau saisi, comme je l’avais été lors d’un voyage précédent à Louqsor, par le contraste entre leur désir d’éternité et notre adoration de l’éphémère. C’est sans doute là que peut le mieux s’appliquer la distinction que proposait Hannah Arendt dans Condition de l’homme moderne [1], entre d’un côté l’œuvre (faber), l’activité par laquelle nous fabriquons nos objets durables et de l’autre le travail (labor), qui est celle qui permet de nourrir le processus biologique de l’homme et ne laisse rien derrière lui. Nous ne serions ainsi que de pauvres travailleurs et les Egyptiens de l’antiquité, des ouvriers.

Le travail contre nature

Les articles les plus consultés en 2025

Ils sont classés par ordre décroissant de fréquence de consultation. Vous pouvez y accéder en cliquant sur le titre de l’article.

Félicitations aux Shadoks, entrés seulement en 2024 dans ce classement. Grâce à leur obstination à pomper, ils bondissent cette année de la 15° à la 8° place ! Iront-ils jusqu’à dépasser Tripalium qui depuis 2017 fait la course en tête ?

Félicitations aux deux nouveaux entrants en 19° et 20° position !

Titre de l’articleDate de publicationRang en 2024
1.     Tripalium, une étymologie populaire… mais fausseSeptembre 20161
2.     Peindre le travail et la reconstruction. Les constructeurs de Fernand LégerJanvier 20205
3.     Rosa Bonheur et le travail animal : Le labourage nivernaisMai 20222
4.     L’homme à la croisée des chemins, Diego Rivera, 1934Août 20194
5.     Jérôme Bosch : Le jardin des délices et du désœuvrementJanvier 20173
6.     Jean-François Millet, peintre de la condition humaineMai 20186
7.     Toulouse Lautrec et les maisons closesSeptembre 20207
8.  Les shadoks, ces héros du labeur inefficaceNovembre 202215
9.  Le tambour chamanique Sami, une représentation de la place des hommes dans le mondeDécembre 202010
10.     Le pont du Gard, un travail de RomainMars 20169
11.  La peinture chinoise des lettrés ou comment célébrer l’harmonie de l’homme avec la natureOctobre 202112
12.  Le petit Paradis illustréJanvier 201711
13.     Chanter le travail : « Work song » de Nina SimoneJuillet  20218
14.  Les Impressionnistes et leurs successeurs, témoins de l’industrialisation de la France (1870 – 1914) – Première partieMai 202114
15.  Chanter le travail : « Les mains d’or » de Bernard LavilliersAvril 202117
16.  Le Greco : c’est dans la valeur donnée à l’œuvre que se reconnait le travailNovembre 202018
17.    Les mutations longues du travail : le cas de la médecine dans les sanctuaires d’EsculapeAvril 202019
18.  Picasso en travail pour accoucher de « La vie » – 1903Avril 201913
19.  Le travail pénitentiaireDécembre 2019
20.  Jean-Jacques Audubon, un peintre d’animaux sans âme, devenu défenseur de la nature ?Juin 2024
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